WaveFrame Corporation – AudioFrame

Cet article est dédié à cette machine extrêmement rare.

L’objectif est ici de partager des informations sur cette machine exceptionnelle, mais aussi de servir de vitrine pour, je l’espère, nouer des contacts avec d’anciens de la société WaveFrame, ainsi qu’avec d’anciens utilisateurs ou propriétaires.
En effet, j’ai déjà adopté cette approche pour d’autres marques (Fairlight, Ned, Technos, etc.), et cela a toujours favorisé la collecte et le partage d’informations et d’expériences. Mon ambition ? Redonner vie à cette machine.
Si vous êtes un ancien de WaveFrame, un utilisateur de l’époque, ou si vous possédez encore l’une de ces machines et que vous avez accès à des documents (manuels utilisateurs, manuels techniques, logiciels, matériels), n’hésitez pas à les partager : cela contribuerait à faire vivre, ou revivre cette marque mythique.

Mais avant, je tiens à remercier ici UVI, et particulièrement son directeur et cofondateur, Alain Etchard qui m’ont offert cette rareté. Ayant travaillé avec eux dans le passé pour plusieurs de leurs produits ( darklight-iix, the-beast, energy, synthox et u1250), ils ont pensé a moi …

Les sonorités de cette machine sont également disponibles chez UVI dans leur ensemble logiciel : px-waveframe

Revenons en arrière : cette machine, elle fait partie des très grosses machines mythiques de la fin des années 80, un genre de graal de ce qui se faisait de mieux en termes de synthèse audio à cette période-là. J’avais vu son nom dans des articles, je ne me souviens plus si j’avais vu des photos, mais une certitude : elle restait encore plus mystérieuse que les Fairlight et Synclavier que j’avais déjà croisés à plusieurs occasions, et ce depuis plusieurs années, dans des studios en région parisienne. C’est bien étonnant alors que commercialisé bien plus tard a partir de 1988,

C’est aussi une machine hors de prix, dont le coup d’achat avoisinait les 88 000 $ US, j’ai aussi trouvé une trace d’un prix de 100 000 DM vers 1989.

Sans doute l’une des première version de DAR, la façade est différente.

Et un jour, je l’ai croisée, il y a maintenant un moment, ça doit faire au moins 26 ans, chez Funky Junk par hasard, en allant tester et valider le bon fonctionnement d’un CMI III, celui de Celmar Engel (repeint en violet avec des paillettes… visiblement, c’est sa femme qui voulait ça) qui était en dépôt-vente. C’était à une époque où Funky Junk avaient encore un dépôt-vente en France, vers La Défense, près de Paris.
Elle était en très bon état, et surtout en configuration complète, c’est-à-dire avec le gros boîtier noir (le même que celui que m’a donné UVI), mais aussi un ordinateur PC complet, la documentation (des classeurs et disquettes) et des câbles.

Configuration typique : AudioFrame « DAR » + Moniteur vidéo du PC sous MS Windows + clavier et souris.

AudioFrame

L’AudioFrame, développé à la fin des années 1980 par WaveFrame, s’impose comme une station de travail audio numérique particulièrement avancée pour son époque. Sa conception repose sur une architecture modulaire organisée autour d’un châssis rackable et d’un backplane haute vitesse capable de gérer jusqu’à 64 canaux audio multiplexés. Cette approche permet de construire un système entièrement configurable, en ajoutant des cartes dédiées aux différentes fonctions : conversion audio, traitement DSP, sampling, enregistrement multipiste ou interfaces de synchronisation. L’un des grands atouts de cette architecture est son évolutivité : il est possible d’adapter précisément la machine aux besoins d’un studio, puis de l’étendre progressivement sans remettre en cause l’ensemble du système .

Sur le plan audio, l’AudioFrame combine efficacement les fonctions de sampling et de traitement temps réel. Les modules de sampling offrent chacun jusqu’à 16 voix dynamiques, avec une gestion flexible des ressources et une extension possible via l’ajout de mémoire ou de modules supplémentaires. La polyphonie globale dépend donc directement de la configuration installée, ce qui permet d’atteindre des capacités importantes pour l’époque. Le traitement est assuré par des cartes DSP intégrant plusieurs processeurs spécialisés, capables de réaliser en temps réel le mixage, l’égalisation et les effets, avec un traitement interne en 24 bits garantissant une qualité audio élevée .

L’AudioFrame se distingue également par ses capacités d’enregistrement multipiste sur disque dur. Grâce à ses modules dédiés, il permet d’enregistrer et de lire simultanément plusieurs pistes audio avec un fonctionnement non destructif, des points de montage précis et une gestion souple des prises. Cette approche en fait un véritable magnétophone numérique multipiste évolué, particulièrement adapté aux environnements de production et de post-production. La durée totale d’enregistrement peut atteindre plusieurs heures selon la configuration, ce qui était remarquable à la fin des années 1980.

La chaîne de stockage repose principalement sur des disques durs SCSI intégrés au rack ou connectés via des extensions. Ces disques permettent de stocker de grandes quantités de données audio et d’assurer des transferts rapides vers la mémoire des modules de sampling ou vers les moteurs de lecture multipiste. Les temps de chargement sont ainsi fortement réduits, ce qui améliore considérablement le flux de travail. L’ajout de racks d’extension permet d’augmenter encore la capacité de stockage, confirmant l’orientation du système vers un usage intensif en studio professionnel.

Un autre aspect essentiel de l’AudioFrame est sa capacité de synchronisation et d’intégration dans des environnements complexes. Le système prend en charge les standards professionnels tels que le SMPTE (timecode linéaire), le VITC pour la vidéo, ainsi que les signaux de synchronisation externe (word clock, house sync, etc.). Des entrées et sorties dédiées permettent de verrouiller précisément l’AudioFrame sur des sources externes ou de piloter d’autres équipements. En parallèle, plusieurs interfaces MIDI sont disponibles, avec des entrées et sorties indépendantes, permettant de contrôler des instruments externes ou d’intégrer le système dans une chaîne de production musicale plus large. L’ensemble de ces signaux circule à haute vitesse à l’intérieur du système, ce qui élimine en grande partie les limitations classiques du MIDI en externe .

Enfin, l’AudioFrame se distingue par son niveau d’intégration global. Il ne s’agit pas simplement d’un ensemble de modules indépendants, mais d’une plateforme cohérente où sampling, enregistrement, traitement, synchronisation et gestion des données sont étroitement liés. Cette convergence, associée à une architecture modulaire et à une puissance de traitement importante, fait de l’AudioFrame un précurseur direct des stations de travail audio numériques modernes, tout en conservant une approche matérielle typique des systèmes haut de gamme de la fin des années 1980.

L’AudioFrame est composé d’un gros boîtier noir au format 19″ de 10U (hauteur) et très profond ; voici les dimensions extérieures du boîtier : 48,5 x 44,3 x 64 cm, et il pèse lourd, je dirais plus de 40 kg. Ce gros boitier porte le nom de DAR (Digital Audio Rack).

La façade et son bouton d’allumage, les 3 leds d’activité, et l’un des disque dur ainsi que le lecteur de bande
L’arrière avec les 10 logements qui héberge en fait 12 cartes.
L’arrière d’un AudioFrame.
L’arrière de mon AudioFrame (avant nettoyage).
L’arrière de mon AudioFrame (après nettoyage, oui j’ai inversé les deux blocs sampling).

C’est dans ce boîtier que sont regroupées la totalité des cartes électroniques (elles aussi de grand format, en multicouches : 36 x 28 cm) et trois disques durs (dans la configuration que j’ai : 2 disques de 600 Mo et un de 2,1 Go), ainsi qu’un lecteur/enregistreur de bande magnétique (pour sauvegarder le contenu des disques durs). Tout cela fonctionne en SCSI.

L’intérieur arrière de mon AudioFrame.

On y trouve également de quoi fournir de l’électricité à l’ensemble :

  • une alimentation à découpage pour le 5 V,
  • une alimentation linéaire (gros transformateur, ponts redresseurs et régulateurs de tension) pour les tensions dédiées à l’analogique.

Mais pour fonctionner, il faut aussi qu’il soit associé à un ordinateur de type PC. Vous avez sans doute compris que je n’avais pas ce fameux PC, pas plus que je n’ai les logiciels et les documentations.

Visiblement, c’est la marque ALR (Advanced Logic Research) qui était configurée et livrée par WaveFrame. Cependant, dans mon cas n’ayant pas la machine d’origine, je pense qu’un PC équipé d’un processeur compatible x86 (idéalement un modèle entre le i80386 et le Pentium), configuré avec le système d’exploitation Windows et équipé d’une carte réseau compatible Token Ring, devait être suffisant.

D’après les informations que j’ai récupérées, les logiciels de pilotage tourneraient sous Microsoft Windows 2 jusqu’à 3.11.

Comme la logique de cette très ancienne famille d’OS Windows l’imposait (du 2 et ceux qui ont suivi jusqu’à l’arrivée des versions NT et 95), il y avait de fortes contraintes qui imposaient le découpage en plusieurs programmes. Il est donc très vraisemblable qu’il y ait plusieurs programmes en charge d’une gestion spécifique par spécialité (MIDI, enregistrement sur disque dur, échantillonnage, effets, etc.).

Voici quelques copies d’écran des interfaces de ces programmes :


Module SCP

Studio Control Processor

Ce module de base assure l’ensemble du contrôle MIDI et du timecode. Il lit et génère le LTC (SMPTE), lit le VITC et la synchronisation composite, relie l’ordinateur au Digital Audio Rock (DAR) et, si nécessaire, à plusieurs DAR au niveau numérique. Il permet également la connexion a la télécommande de l’AudioFrame.


Module SAMPLING

Il est possible d’intégrer jusqu’à 3 modules dans un DAR, chacun disposant de 16 voix dynamiques et d’un taux d’échantillonnage constant de 44,1 kHz. Aucun filtre anti-aliasing n’est donc nécessaire. Chaque échantillon offre immédiatement un son parfaitement pur sur 14 octaves, sans aucun bruit numérique. Chaque module d’échantillonnage peut gérer jusqu’à 28 Mo de RAM et prendre en charge jusqu’à 614 400 échantillons.

Ma machine est équipée de deux modules et totalise 60Mo de RAM.

Module DSP


Module DRM-4/8

(Module d’enregistrement sur disque dur)

Le Digitale Audio Rock peut accueillir jusqu’à 4 modules DRM.

Wave From propose ainsi le seul système d’enregistrement sur disque dur au monde permettant actuellement des enregistrements au format 24 bits.

Les limitations habituelles des systèmes d’enregistrement sur disque dur sont totalement éliminées avec l’AudioFrame :

  • durées de fondu enchaîné illimitées
  • nombre de pistes illimité (grâce à la mise en réseau numérique de plusieurs DAR)
  • nombre illimité de points de repère (sélection directe sans rembobinage), vitesse variable à 100 %, etc.
  • Durée maximale actuelle d’enregistrement par piste : 7 heures (!)
  • Répartition libre des temps d’enregistrement en événements mono, stéréo ou multicanaux.

Le fait suivant illustre particulièrement bien les capacités de l’AudioFrame :

le module DRM lit 50 % de pistes en plus lorsqu’il n’y a pas de longs fondus enchaînés. Un DRM-8 est donc un système d’édition et d’enregistrement complet à 8 pistes, mais sans fondus enchaînés, c’est une machine à 12 pistes.


ALR-Computer System

MODULE NUMÉRIQUE-ANALOGIQUE – 5131 DAC

Convertisseur DA, sorties

Il est possible d’enficher autant de modules sipd que souhaité, un calibrage automatique, comme c’est déjà le cas pour les convertisseurs AD, garantissant que tous les canaux ont le même son ! (16 bits, 44,1 kHz, 20 Hz à 20 kHz, 96 dB.) De plus, cette carte comporte 8 sorties numériques qui sont disponibles en parallèle et simultanément avec les sorties analogiques (fréquence d’échantillonnage constante de 44,1 kHz).

Les cartes

Comme le DAR fonctionne avec un BUS, il est possible de configurer la machine pour un usage plus orienté enregistreur ou échantillonneur… En jouant sur le nombre de modules dans le boitier. Il est indiqué qu’il est possible de mettre par exemple 3 modules SAMPLER (ce qui visiblement implique aussi autant de module MEMORY ce qui représente donc 6 modules au totale), mais il est aussi possible de mettre 4 modules DRM.

J’ai trouvé des variantes dans les modules : en effet 2 versions du module ADC, et 3 versions du module MEMORY.

5101 ADC – 2 audio input au format XLR

5101 ADC

5102 ADC – 8 audio input au format XLR, commutateur (ENABLE/DISABLE)

5102 ADC

5203 UDI-4

5203 UDI-4

5131 DAC – 8 audio output au format XLR, digital out au format DB9 femelle, commutateur DITHER (ON/OFF))

5131 DAC

5501 SCP

5501 SCP
5501 SCP

5601 DRM – RS-422 au format DB9 mâle, SCSI A et SCSI B au format DB25 mâle, DSP A au format DB9 femelle, DSP B au format DB9 mâle

5601 DRM
5801 DRM

5711 MEMORY – Ouverture SCSI 1 et 2 au format DB25 mâle

5711 MEMORY

5712 MEMORY – Ouverture SCSI 1 et 2 mais sans connecteur

Le module est composé de deux cartes superposées et attaché a une façade commune, et en plus il est relié au module SAMPLER par deux câbles nappes.

5713 MEMORY
Les 224 RAM KM41C1000 (1Mx1bit) ce qui représente un total de 28Mo
CPU i80186, RAM : 32xMT1259 = 1Mo, ROM : 2x27C64=16Ko, WD33C93, D71071, Z8530APC

5713 MEMORY

5713 MEMORY

5801 DSP – IN au format DB25 male, OUT au format DB25 femelle

5801 DSP

5901 SAMPLER

Le module est relié au module MEMORY par deux câbles nappes.

5901 SAMPLER
CPU i80186, RAM : 64xMT1259 = 2Mo, 2 barrettes : 512Ko, ROM : 2×2732=16Ko, Z8530AB1

Les sources sur le web

Pendant des années, j’ai fouillé le web à la recherche d’informations, de documents, de médias sur cette machine mythique… Je me suis toujours méfié des commentaires et avis des personnes qui se sont auto-étiquetées spécialistes, et cela est valable pour ce que j’ai pu lire dans les revues et sur le web. Je n’évoque même pas le niveau de confiance que l’on peut accorder aux forums et divers sites édités sur le net, qui s’approchent beaucoup trop souvent du niveau de compétence des discussions du café du commerce à une heure de pointe, au petit matin…

De plus, je retombais toujours et sans fin sur les mêmes informations, plus ou moins déformées, et quelques rares sites, et rien de plus… C’est toujours pénible, voir très frustrant de ne rien trouver en fouillant dans les profondeurs du web, où l’on cherche dans le moindre petit filon, qui ne mène souvent nulle part : c’est là qu’on observe les vraies limites de la numérisation, car n’est disponible que ce qui a été numérisé !

J’ai toujours été acharné dans mes démarche pour obtenir des informations, j’ai ce besoin d’assouvir mes connaissances sur un sujet ou un domaine. J’ai ce trait de caractère depuis ma lointaine enfance, c’est assez pénible pour l’entourage, car ça vire assez souvent à l’obsession. Et souvent, si je pense avoir récupéré ce qu’il était possible d’extraire au maximum de ce qui était disponible à ce moment-là, je range tout cela dans un coin de mon cerveau, puis je passe à autre chose, un autre objectif, cible…

Une source naturelle d’information aurait été le site de la marque WaveFrame, mais malheureusement,

Heureusement grâce a webarchive, il est possible de remonter le temps, mais ici ce n’est pas suffisant… Dommage :

https://web.archive.org/web/20260000000000*/http://www.waveframe.com

J’ai aussi trouvé quelques traces d’avis et de retour d’experience d’utilisateurs :

En Anglais :

https://gearspace.com/board/showpost.php?p=12470801&postcount=51 (27 février 2017)

My submission is the 1987-era Boulder Colorado-based WaveFrame AudioFrame.
I received maintenance training on the AudioFrame 1000 sometime around 1990. I had several clients in Dallas using them including Charlie Pride’s studio and Real to Reel which did a lot of radio production on them. Many of the Motel 6 « We’ll leave the light on for you » spots with Tom Bodett were done on the WaveFrame.
The LAN adapter used a black box interface to an IBM Token Ring network. Drive interfaces were SCSI and the original ones if I remember correctly ran the user interface on Windows 2. The DSP was Motorola 56K.

En Allemand :

https://www.sequencer.de/synthesizer/threads/waveframe-1000-audioframe-1000-system-noch-brauchbar.115602/ (6 juillet 2016)

Les exemples sonores

Et a travers toutes ces publications, j’ai compilé une liste des utilisateurs nommés et de leurs productions : Michael Cretu (ENIGMA, album MCMXC a. D. – 1990), Peter Gabriel (Passion – 1989)

J’ai également trouvé deux fascicule publicitaire, un en anglais et l’autre en allemand. Ils ne sont pas parfait, il semble manquer des pages et la totalité de la surface des documents na pas été numérisé.

Un article dans Keybard Magazin US :

Un article dans Sound and Sounds :


J’ai réalisé un inventaire de la machine :

12 cartes de grandes dimensions ()

6 CPU Intel 80186 [Intel et Siemens] (je connais bien cette famille x86, j’ai même écrit un bouquin sur leur assembleur https://www.amazon.fr/Assembleur-x86…/dp/2744015644…) , 6 DSP Motorola XSP56001, 8 Mo de RAM pour les CPU, 128 Ko de ROM pour les CPU, 56 Mo de RAM pour les cartes de sampling, 4x ADC 16 bits 50 kHz stéréo (facile à passer en 8x), 4x DAC 16 bits 50 kHz stéréo, des tonnes d’entrées/sorties numériques et série, et 4 contrôleurs SCSI… Le tout réparti sur 12 cartes géantes au format 28×36 cm.

La RAM pour l’audio représente 28 Mega mots de 16 bits. Avec un échantillonnage à 50 kHz, cela représente un temps d’échantillonnage de 560 secondes (soit environ 9,33 minutes) en stéréo.

Si on applique ce raisonnement avec les trois disque SCSI un de 2,1Go et deux de 600 Mo chacun : En stéréo simple : 2 heures et 24 minutes d’enregistrement possible. En multi-piste (8 pistes stéréo) : 17 minutes d’enregistrement possible. Et en RAM 2,45 minutes.

J’ai oublié de préciser que c’est l’ancienne machine de Ian Robertson Underwood : https://www.imdb.com/fr/name/nm0881005/#AudioFrame#WaveFrame

L’AudioFrame WaveFrame semble avoir trouvé sa place principalement dans le monde du cinéma et de la post-production, bien plus que dans celui de la musique grand public. Parmi les rares exceptions notables dans la musique, on retrouve :

– Peter Gabriel, qui l’a utilisé sur Passion (la bande originale de La Dernière Tentation du Christ, 1989) et sur Us (1992), l’un de ses albums studio.

– Michael Cretu (Enigma), qui en a fait un élément clé de son album emblématique MCMXC a.D. (1990), notamment pour ses textures sonores éthérées et ses chœurs transformés.

– Stevie Wonder, qui l’a exploité pour des projets en post-production et en création sonore entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990.

Pourquoi une telle prédominance dans le cinéma ?

L’AudioFrame était particulièrement apprécié dans les studios de post-production (effets sonores, design sonore pour le cinéma et la télévision). Sa capacité à gérer des échantillons longs et de haute qualité (16 bits); une rareté à l’époque, en faisait un outil idéal pour créer des atmosphères sonores complexes et des paysages audio détaillés, bien avant que ces fonctionnalités ne deviennent accessibles aux samplers grand public.

Rodolphe Franchement… Ce n’est que le deuxième que je rencontre (le premier, c’était il y a au moins 20 ans chez Funky Junk à La Défense), et clairement, c’est vraiment une rareté (pire que les Fairlight et Ned ou Technos) : quasi aucun document sur le net (il reste quelques trucs sur l’ancien site du constructeur via Web Archive).

Mais là, pour l’instant, j’ai trop de trucs à terminer : je traîne un retard sidéral, voire sidérant, dans mon atelier. Donc, il faudra attendre. Pour l’instant, je n’ai pas d’avis à donner, si ce n’est que ça pèse un âne mort, voire beaucoup plus 🙂

Cet instrument a été conçu pour rivaliser avec le Synclavier, le Fairlight série III et le MFX. En 1988, un système à 48 voix coûtait 88 000 $. La qualité sonore est exceptionnelle et l’édition des échantillons est facilitée par une interface graphique très intuitive qui fonctionne sur un PC Windows pour contrôler le système. La qualité sonore surpasse largement celle de mes échantillonneurs Akai et E-mu. Il dispose d’une réverbération au son vraiment fantastique. Avec la carte DSP et les options d’enregistreur HD, l’Audioframe est un studio autonome dans un boîtier, offrant des fonctions d’échantillonnage, d’effets, de séquençage MIDI, de mixage avec égaliseur, d’automatisation du mixage et d’enregistrement sur disque dur 24 bits. L’Audioframe a été utilisé pour les bruitages et l’ADR dans l’industrie cinématographique jusque dans les années 90. Peter Gabriel mentionne l’Audioframe dans le générique de « US » et son utilisation musicale la plus célèbre est probablement sur l’album MCMXC d’Enigma.

Waveframe est toujours en activité et continue de fabriquer des stations de travail audio numériques (DAW), mais comme Fairlight, ils ne fabriquent plus de samplers.

Commentaires sur les sons :

C’est un échantillonneur : si l’on entre des données de mauvaise qualité, on obtient des résultats de mauvaise qualité. Il est livré avec une bibliothèque de sons assez importante créée par Prosonus, comprenant de nombreux excellents sons acoustiques.

Outils et métrologie

On me demande souvent quels outils j’utilise pour diagnostiquer et dépanner les machines. Quels sont les équipements qui me permettent d’identifier les pannes, puis d’intervenir efficacement ? Voici une présentation de quelques-uns de mes matériels, chacun ayant une fonction bien spécifique. Je vais en lister une partie, en dire quelques mots et indiquer la période à laquelle je les ai utilisés.

Ici, je teste une alimentation de Fairlight CMI (modèles I, II et IIx). À gauche, sous le bloc de radiateur (posé dessus), se trouve l’alimentation de puissance. Au centre, un multimètre affiche la tension de sortie de l’alimentation ici 4,85 V. À droite, un testeur de charge est réglé sur 5 V ; je fais ensuite varier la charge pour observer le comportement de l’alimentation sous contrainte.

LES PROGRAMMEURS

DATA I/O 29B, LogicPak + 303A-002, UniPak 2B (période actuelle)

Mes premiers programmeurs universels, je les possède depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui des machines mythiques, devenues très recherchées et hors de prix sur le marché de l’occasion.
Elles permettent de lire et de programmer un très grand nombre de composants de la période 1975–1990, dont certains ne sont plus pris en charge par les machines modernes, notamment ceux utilisés dans du matériel « vintage » aux tensions exotiques.

Voici un site incontournable à propos du modèle Data I/O 29B, à consulter ici.
Et également la très belle compilation d’informations de Marc Verdiel (CuriousMarc), disponible ici.

Il y a quelques années Mike DiBattista a développé un nouveau logiciel moderne et appelè « PL2260Plus » il tourne sous Windows fini de devoir sortir un vieux PC pour travailler avec les DATA I/O. Il est téléchargeable ici, mais il faut créer un compte pour accéder au groupe DATA I/O.

L’un de mes exemplaires provient d’un lot d’équipements électroniques acheté en Suisse, et l’autre m’a été offert par Matthieu Benoit.


MicroPross ROM 5000B + MU 40B (période actuelle)

Assurément le plus performant programmeur de composants que je possède. Dans la gamme de ce que je rencontre comme composants dans les machines que j’ai dans mon atelier, pour l’instant, je n’ai pas trouvé de composants non supportés. Vous pouvez consulter une partie des explications sur sa restauration ici et il y a des trucs ici aussi (pour le 3000 qui est la version sans clavier et sans écran du 5000). Un grand merci a mon amis Cyril pour ce beau cadeau !


Stag PP39 et module 39M100 (période années 1990)

Le PP39 peut être utilisé en mode ‘LOCAL’ ou il peut être connecté à un ordinateur via le port d’interface série RS232C permettant le fonctionnement en mode ‘REMOTE’ de la machine via le logiciel dédié StagView 1.7.2.

Le module 39M100 supporte les EPROMS et EEPROM de 24 et 28 contacts.

Pour en savoir plus sur ce programmeur reportez-vous au site de Matthieu Benoit qui est une de référence ! Je l’ai revendu a partir du moment ou j’ai eu le Galep III.


AVAL PKW-3000 EP-ROM PROGRAMMER (période années 1990)

Le PKW-3000 peut fonctionner de manière autonome ou être piloté via une interface série avec un terminal. Je vous recommande d’ailleurs de consulter la page dédiée à cette machine sur le site de Matthieu Benoit.

C’est un programmeur ancien et relativement basique, capable de gérer les EPROM suivantes : 48016, 2716, 2732A, 2532, 2732, 2564, 2764.
J’en ai eu deux que j’avais récupérés dans un lot contenant également un DATA I/O 29B, puis rapidement revendus. Mais en 2024, on m’en a donné un autre (Merci Frédérique), c’est celui visible sur la photo.


CONITEC GALEP III (période années 2000)

Ce programmeur est capable de programmer en plus des EPROM et EEPROM des composants genre µCPU. J’ai également bricolé des adaptateurs pour relire de vieux composants.

Sur le site du constructeur vous trouverez des informations et le lien pour télécharger le logiciel Galep32 qui lui est spécifique. Et une fois de plus, il y à beaucoup d’informations sur le site de Matthieu Benoit


Programmeur Chinois (période actuelle)

Le TL866A

Ce programmeur qui fait aussi office de testeur, le MiniPro TL866A est un outil ultra démocratique. Il s’utilise a travers un logiciel sous Windows. Vous trouverez des informations en français sur le site de cet importateur.

Le Xgecu T76

Un programmeur qui lui aussi est capable de tester certains composants, mais il est un peu plus onéreux. Beaucoup plus rapide car équipé d’un port USB 3.0 de type C. Il est capable de prendre en charge des composants plus modernes et surtout plus gros avec son connecteur ZIF de 48 contacts, et il existe une multitude d’adaptateurs pour composants CMS, BGA, etc. Plus d’informations ici.


Retro Chip Tester Professional (RCT) (période actuelle)

Il s’agit d’un testeur et également d’un programmateur, conçu par un amateur éclairé, passionné par les vieux ordinateurs, il possède d’ailleurs une belle collection de machines.
Comme vous pouvez le voir sur la photo, c’est un outil très complet, accompagné de nombreux adaptateurs.

Attention : il faut le monter soi-même, mais il existe des revendeur sous licence qui proposent l’ensemble monté.

Des modules complémentaires ainsi que des mises à jour du logiciel interne du testeur sont régulièrement proposés. C’est une machine en constante évolution, portée par une communauté d’utilisateurs très active !

Pour en savoir plus allez sur le site du concepteur Stephan Slabihoud (d’après ce que je sais après plusieurs mauvais retour… il refuserait maintenant de vendre aux Français).


Divers programmeurs

Je possède aussi quelques programmeurs spécifiques de marque (Microchip, Atmel, Xilinx, Altera, Parallax, TerasIC, ESP32, etc) qui ont souvent des capacité ISP / Debug, il n’y a pas tous les outils sur la photo.

Les testeurs logiques

Voici quelques testeurs logique. Je ne possède pas de testeurs linéaire (pour les composants analogiques), car ils coutent une petite fortune et en fait il est souvent plus facile de passer par un oscilloscope. Ces outils permettent de grandement simplifier le diagnostique des machines en pannes, et ou le débogage de ce qui est en développement.

Mais j’ai quand même, depuis peu, quelques testeurs d’amplificateurs opérationnels pour AOP simples, doubles et quadruples aux formats DIP et SIL.

Les Multimètres

Ils sont les outils de base… Sur la photo, de gauche a droite du plus sophistiqué qui est également le plus grand au plus petit.

Les testeurs de transistor et divers…

Ce DY294 est le seul véritablement dédié aux tests de transistors, en particulier ceux de puissance. J’ai d’autres testeurs (intégrés dans des multimètres), ainsi que des modules à connecter à un oscilloscope, qui me permettent de tracer les courbes de réponse.

Les Oscilloscopes

J’utilise des oscilloscopes depuis très longtemps, allant des modèles analogiques à tubes ou à transistors, jusqu’aux versions logiques en CMOS ou TTL avec affichage LCD, y compris des modèles portables. Les plus récents sont entièrement numériques, ou bien se présentent sous forme d’interfaces reliées à un ordinateur, qui assure l’affichage graphique. Tous ne figurent pas sur la photo d’illustration.

SynthFest France

Depuis le début, je devais participer au SynthFest mais entre mes obligations / priorités familiales et professionnelles, ça avait été reporté plusieurs fois jusqu’à ma première participation en 2018.

Édition 2018
J’ai exposé sur la scène pendant la totalité du SynthFest les machines suivantes : Synclavier II et VPK + IMac de contrôle, Synergy II+ et son ordinateur dédié Kaypro 10, accompagné du Yamaha REV-1 et sa télécommande. J’ai surtout fait une conférence (trop longue) sur l’évolution des machines numériques.

Un extrait de cette conférence :

Édition 2019
L’album mythique de Jean-Michel Jarre au cœur des ateliers « Autour de Zoolook » présentés par Jean-Bernard Emond et Cyril Do Espirito Santo. Une occasion unique de découvrir les sonorités si particulières du sampling 8 bits low-fi, et les machines de légende (Fairlight, Emulator) utilisées dans cet album. 6 ateliers présentation sont programmés tout au long du SynthFest.

Le projet pour cette participation de 2019 a germé entre mon envie et celle de Cyril de recréer et de comprendre au moins en partie l’album et les morceau de Zoolook. J’insiste cela à été possible grâce l’aide musical actif et totalement indispensable de mon ami Cyril Do Espirito Santo. Ce fut vraiment une réelle aventure entre la recherche bibliographique / historique / technique, les interviews, l’aide et les autorisations de Jean-Michel Jarre et de Frédérick Rousseau. Cela représente un boulot dingue !

Dixite Cyril : Que de bons moments à étudier cet albums, encore merci à Jean Michel Jarre, et à Frederick Rousseau, car si la tâche n’a pas été facile de tenter de suivre leurs pas, je n’imagine même pas celle de créer de tels sons et de tels morceaux… Nous avons essayé, de leur rendre hommage, avec un plaisir non dissimulé 😉

Je pense aussi a ma fille Constance qui a été traumatisée pour le longues années a entendre les « cris » tard dans la nuit 😛

Après mon travail de restauration et de modernisation du Fairlight CMI que j’avais fait plusieurs années auparavant (vers ~2014) pour Jean-Michel Jarre. Je me suis dit qu’il serait amusant de comprendre et d’analyser la genèse de cet album mythique… Mais, je pense que ça a vraiment germé, lors d’une discutions en voiture avec Cyril lors de notre voyage retour de l’inauguration du SynthéGrall, le fameux studio/musée des synthés analogiques et pianos électriques ouvert par l’ami Olivier Grall, c’était en septembre 2017.

Donc lors de la modernisation du CMI de Jarre j’avais converti le contenu des 126 disquettes 8 pouces du CMI en image disque et généré un fascicule listing du contenu des disquettes que reprenait la totalité des noms des fichiers disquette par disquette.

C’est le point de départ de notre travail, nous somme parti de ces disquettes, mais ça aurait été trop simple si les disquettes avaient été identifiées « Ethicolor_1 », « Ethnicolor_2 » etc… En effet, aucun son n’avait un nom en rapport avec un des titres. Les sons d’un titres étaient repartis sur plusieurs dizaines de disquettes, aucun son n’était sauvegardé dans sa version « jouée » sur l’album. Il a donc fallu retrouver /localiser et identifier chaque sample, le transposer et / ou l’inversé et / ou n’en jouer qu’une partie. Donc d’un coté le CMI est les sons, et de l’autre mon IMac et les morceaux de Zoolook passer dans un éditeur (pour écouter a vitesse et sens variable) : Audition de Adobe… Plusieurs semaines d’écoutes et de comparaison de sons, je pense que nous connaissons bien Zoolook maitenant 😉
Ensuite un autre énorme travail, refaire les séquences / mélodies, ou jouer des sons en les triturant en temps réel, comme sur l’album. Mais surtout ce qu’il ne faut pas oublier que c’était en plus de nos boulot respectif et de nos vies de familles… donc oui, ça a pris du temps, les soirées commençaient vers 19h30,  21h et duraient jusqu’à 2 voir 3h du matin avec le boulot qui reprenait le matin.
Une fois les sons triés et identifiés nous avons créer des disquettes pour chaque morceau, et nous y avons sauvé uniquement les fichiers (sons, paramètres et séquences) nécessaires pour la recréation de chacun des morceaux.

Et oui avant de refaire les morceaux ce qui est déjà un gros travail, il aura fallu faire de l’archéologie, c’est pas pour rien que j’ai demandé a l’organisation de nous faire des badges Zoolookologue 🥳

Car comme l’a déjà décris Cyril c’était le bordel dans les disquettes du CMI de J-M Jarre. Le nom des fichiers de sons, au secours… Jarre il faut le savoir semble avoir en autre beaucoup d’humour et une certaine forme d’auto dérision 😉
Pour nous achever, en plus les sons n’étaient pas forcement dans le bon sens, ou même calés, filtrés, etc. Donc nous avons du écouter tout les sons un a un, et, cela pour la totalité des 126 disquettes, c’est a dire ~2800 sons. Nous avons renouveler cela a plusieurs reprise, car parfois nous avions un doute, donc la seule solution : des écoutes et encore des écoutes étalées sur plusieurs jours d’intervalles et cela nous a permis d’être plus affutés dans notre capacité a isoler, reconnaitre et associer les sons.
Comme Zoolook c’est pas que le Fairlight, avec Cyril nous avons cherchés (ou recréé) les autres sons ARP 2600, Yamaha DX, etc, j’ai aussi recherché dans les disquettes d’Emulator I et validé cela avec ceux que j’avais en dépannage.

Il y avait évidement d’autres instruments et traitements… J’ai essayé de faire passer sans résultat, des questions a l’ethnologue Xavier Bellenger via Michel Geiss. J’ai également organisé un repas interview (enregistré, peut-être qu’un jour je le diffuserais…) de travail entre nous et Frederick Rousseau pour qu’il nous confirme certaines intuitions et évoquer les techniques (effets, magnétophones, synchro, consoles, bandes, sampling, instrument, artistes impliqués, studios US, UK, France, etc…) employées a l’époque. Ce fut un moment vraiment sympathique et très enrichissant ☺️ Et en plus le restaurant était au top. 😋

Pour finir, j’ai compilé une petite sélection de captations :

Édition 2020 (Le COVID…)
A cette occasion je voulais présenter un vielle machine numérique, sans doute le premier synthétiseur numérique commercialisé, le NEDCO Synclavier I, l’ancêtre des fameux monstres onéreux de la synthèse FM qui ont brillé lors des années 1980.

Voici la bande annonce que l’organisation du Synthfest, et en particulier le travail de Nanisound… qui n’a pas jugé utile de faire du « montage » et a du coup laissé le « rush » complet  😉

Voila la vidéo principale, ou je déroule sur ~28 minutes , l’historique de la marque NEDCo mais aussi les détails technique de leur première machine, le Synclavier I.

Lors de l’enregistrement, je n’ai pas fait attention au niveau audio, et ça n’a pas loupé, c’est très souvent saturé, j’en suis désolé…

Édition 2023
Pour cette année nous avions prévue une petite surprise avec Yves Usson et l’équipe du SynthFest mais sont sommes trop en retard… Une présentation du projet a été faite lors de cette session 2023, mais présentation de la machine ça sera en 2024 !

Emulator I

Cette machine est un tank !

~40Kg de métal et de silicium…

Un son 8 bits merveilleux, un aliasing magique, en somme un bijoux.

Mais, c’est une machine capricieuse…

Ceux que j’ai eu a dépanner avaient tous un même problème principal : une alimentation qui donnait de grands signes de fatigues et encore ça c’était lorsqu’elles n’était pas encore déjà morte ! Mais un mal encore plus grave atteignaient également une très grande majorité de ces machines : l’oxydation des soudures, cela peut paraitre étonnant dans des machines qui n’ont pas de piles ou batteries de sauvegardes. Mais en fait, cela est la conséquence de l’utilisation de flux de soudure de mauvaise qualité de lors de la fabrication.

Il existe deux autres autres points critiques, et eux aussi sont toujours liés a l’oxydation :

 La caisse / structure de la machine est totalement en métal ferreux et si la machine a mal été stockée il y a fort a parier qu’elle est été soumise a des vagues de chaleurs / froids / humidité… donc la rouille c’est développée et a fait sauter la peinture, voir a profondément endommagée les charnières et parfois aussi la structure elle même.

J’ai fait quelques vidéos sur cette machine :

Ma première démonstration de l’Emulator I équipé d’un lecteur flash
Ma femme fait du Bach sur l’Emulator I
Le kit Flash pour Emulator I
Le Kit Flash (USB) et Pitch + filtre pour Emulator I

Voici ce que je propose pour ces machines :

  • réparation (si c’est possible)
  • remise a neuf de la machine (à définir)
  • changement de l’alimentation
  • bascule entre le lecteur de disquette d’origine et un lecteur flash
  • installation d’une modification permettant de modifier le pitch et d’agir sur le filtre.

Calculateur HP9825B(T)

Depuis cet été, en fait juste après le dé-confinement (j’aurais du le récupérer au début …), j’ai un calculateur HP9825B (il est étiqueté en « B » mais en fait est une version « T », j’expliquerais cela plus loin…), merci encore a mon amis François qui m’en a fait cadeau en même temps que d’autres merveilles antiques.

Cette machine est vraiment étonnante, je dirais même incroyable. La première chose a prendre en compte et qu’il ne faut pas oublier c’est que la conception de cette machine date du milieu des années 1970, le premier modèle de la série est sortie en 1976, et ce modèle vraisemblablement de 1982 !
Et en 1976 avoir un ordinateur aussi puissant transportable ça devait vraiment le summum.

Rapidement, j’ai diagnostiqué ce qui était hors service, et comme pour toutes les machines qui rentre dans ma collection, elle a eu droit a une révision / réparation totale et un nettoyage complet. Pour en savoir plus sur ces étapes voir la suite sur le forum Silicium.

Comme, je suis d’une nature relativement joueuse, je me suis pris au jeu et du coup j’ai adapté / porté quelques variantes de programmes et d’algorithmes de calcul des nombres premiers vers le HPL (« High Performance Language »), qui est le langage natif de cette machine.

En voici le résultat du fonctionnement a travers ces quelques vidéos :

Voici une compilation des liens les plus intéressants a propos de cette machine 😉

Comme avec la machine je n’ai eu qu’une bande, et aucune documentation, même le petit livret qui est normalement dans son support (dans le logement imprimante) est absent.

J’ai trouvé sur le net l’essentiel dans cette documentation, mais il a plusieurs volumes dédiés a cartouches et aux périphériques :
http://www.bitsavers.org/pdf/hp/98xx/09 … _nov80.pdf

Il y a les très bons sites suivants :

l’incontournable : http://www.hp9825.com/

des liens sur des réparations (en vidéo) : http://hpmuseum.net/display_item.php?hw=171

des tonnes de documents et vidéo chez Marc Verdiell : https://www.curiousmarc.com/computing/h … c-computer

comment ouvrir les cartouches : http://www.series80.org/HP9825/

pleins de documents et pas que pour les HP9825 :slime: : http://www.hpcc.org/cdroms/schematics5.0/index.html

Sounds Like Australia

Enfin en ligne le reportage sur l’Australie. Produit par Film Australia en 1987. Réalisé par Jamie Robertson.  Le film est un voyage insolite et expérimental a travers la nature du continent australien. Ce film mêle magnifiquement les sons de la nature, les chants d’oiseaux rares et des instruments. La musique est montée sur un Fairlight CMI III, développé historiquement par Peter Vogel et Kim Ryrie a partir de 1979. Les Fairlight CMI ont dominés le monde des échantillonneurs de la fin des années 70 a la fin des années 90. Principalement employé pour la musique et de la production de film. Il a été utilisé par des artistes tels que Peter Gabriel, Kate Bush, Elton John et Jean Michel Jarre, Art of noise.

 https://shop.nfsa.gov.au/sounds-like-australia

 1

  1. Le lien vidéo ne fonctionne plus… ↩︎

Kit Flash pour Fairlight CMI

Le FLASH KIT est la solution pour s’affranchir des lecteurs 8″ d’origine !

 

KIT Flash pour Fairlight C.M.I.
Mon CMI

Pourquoi remplacer un des lecteurs 8″ de votre Fairlight Computer Musical Instrument par cet émulateur de lecteur de disquettes ?

Il y a trois raisons :
– il est devenu très difficile d’acheter ou de trouver des disquettes vierges 8″ fonctionnelles.
– les lecteurs de disquettes sont souvent défectueux ou encrassés et il est encore plus difficile de trouver une disquette de nettoyage ou d’alignement. Et je ne parle même pas d’un nouveau lecteur de disquette fonctionnel.
– les disquettes d’origine, qui ont souvent plus de 30 ans, sont trop souvent illisibles car usées, détériorées (rayure, moisissure) ou corrompues (magnétisme).

Le FLASH KIT pour Fairlight C.M.I. élimine tous ces problèmes, et il ajoute de nouvelles fonctionnalités !

En effet, avec ce kit, vous pourrez :
– sauver vos sons sur votre ordinateur (Mac, PC),
– échanger facilement vos sons et compositions via internet,
– accéder à plusieurs centaines de disquettes virtuelles sans avoir à vous déplacer avec l’équivalent de ce qui représenterait de nombreuses, lourdes et volumineuses disquettes 8″,
– et il n’y aura plus de problème de fiabilité de disquettes qui plantent au moment crucial.

Le Flash Kit est constitué de cinq éléments :
– un manuel d’installation (voir a la fin de cette page pour le télécharger) en Français et Anglais,
– une façade avec des équerres à insérer dans le logement libéré par le lecteur remplacé. A l’arrière de cette façade, il y a deux PCB, trois boutons (2x noires, 1x rouge) et trois LED (verte, orange et rouge), un commutateur pour sélectionner la configuration du lecteur de disquettes virtuel et un potentiomètre pour le réglage du contraste de l’écran LCD.
– une nappe de 50 conducteurs avec 4 connecteurs. Elle remplace la nappe d’origine des lecteurs de disquettes 8″ et ajoute un adaptateur constitué d’une carte et d’une nappe de 34 conducteurs en nappe, pour relier la nappe de 50 conducteurs au lecteur virtuel,
– une carte mémoire SD Flash de 8Go, pré-installée avec le nécessaire pour faire fonctionner les Fairlight CMI I, II et IIx, ainsi que les banques d’origines et quelques autres collectées au cours du temps (plus de 256 images disque).

 

Les éléments du Kit
Ancien Kit (2013)

 

Les éléments du Kit
Kit actuel (2014-…)

Depuis combien de temps ce kit est-il disponible ?

Le Flash-Kit est commercialisé depuis 2013, et un grand nombre de CMI I, II, IIx et CMI III en sont équipés … J’assure une maintenant et évolution de ces kits et des CMI en fonction des besoins des utilisateurs.

Comment fonctionne le lecteur virtuel ?

Le lecteur Flash se comporte comme un lecteur 8″ ! Lorsque vous démarrez et en fonction du réglage des commutateurs le C.M.I., il ne se passera rien tant que vous n’aurez pas sélectionné une image disque de démarrage !

Il est possible de choisir plusieurs modes de fonctionnement entre le lecteur 8″ restant, qui par défaut est configuré en lecteur 0 (lecteur de démarrage) et le lecteur flash, qui est livré configuré en lecteur 1 (lecteur de données).

Le lecteur Flash est capable d’émuler deux lecteurs virtuels ! Le A et le B ! Le trou dans la façade permet d’insérer une carte SD.

Le fonctionnement du lecteur Flash est très simple. Étant basé sur le lecteur HxC, il fonctionne comme lui ! Il y a trois boutons : gauche, validation et droite. Il y a aussi trois LED : verte, orange et rouge. Elles permettent de connaître l’état du lecteur Flash. Le voyant vert est le témoin d’alimentation. La LED orange est le voyant témoin d’accès disquette par le contrôleur. La LED rouge est le témoin des accès à la carte Flash SD.
Il y a aussi un témoin sonore. Il y a des « bips » lors des déplacements de la tête virtuelle et aussi lors des déplacements dans les fichiers ou les choix dans les menus.
Les cartes flash compatibles sont de type SDHC jusqu’à une capacité de 32GB et elles doivent êtres formatées en FAT32. Attention, je déconseille l’utilisation d’un Macintosh sous OX/X, ou d’une machine sous Linux car OS/X et Linux crées des fichiers cachés (.*) qui peuvent altérer le bon fonctionnement du lecteur Flash.

Les boutons de gauche et de droite, en noir, permettent de faire défiler les choix, le bouton validation au centre, en rouge, permet de confirmer le choix sélectionné ! Pour passer en mode configuration, il faut appuyer quelques secondes sur le bouton validation. Immédiatement un menu spécifique apparaîtra à l’écran LCD.

Le contraste de l’affichage est réglable à l’aide du bouton rotatif sur la droite de la façade.

Vous obtiendrez plus de détails sur l’installation du kit en lisant la documentation.

La documentation :

La dernière mise à jour de la documentation d’installation est dans ce fichier : FLASH-KIT FR R1a. La version anglaise est disponible ici : FLASH-KIT UK R1a

Importer des fichiers WAVE dans un Fairlight C.M.I. I, II, IIx et III

 Grâce au Stockage sur carte FLash il est possible de transférer des fichiers wave entre les Fairlight CMI et les ordinateurs.

Cette petite note explicative est valable pour les utilisateurs de Mac et de PC : CMI Flash-Kit tips and tricks (2015)

Mais, le plus simple pour vous faire une idée est peut-être de visualiser les quelques vidéos de démonstrations suivantes :

Quelques vidéos de clients du Flash-kit :

Some pictures

Le 1er grand lot

 

La version actuelle

 

Un Fairlight CMI IIx équipé du Flash-Kit

Commander le Kit

Vous pouvez commander le kit (via paypal ou par virement bancaire. Je peux également me charger de l’installer dans votre C.M.I., prendre contact avec moi pour en savoir plus). Merci de préciser dans le message paypal le format de la façade que vous désirez, pleine largeur ou en demi-largeur spécifique au CMI III.

Le prix total du kit Flash est de 500 euros, sélectionnez le modèle et validez.

Fairlight CMI Kit
Fairlight CMI Kit
Kit Flash pour Fairlight CMI I, II, IIx à gauche ou pour CMI III à droite
€500.00
Size :

Il y a un délais maximum d’un mois entre la commande et la livraison. Les kits sont fabriqués a la demande.

Le prix comprend la livraison vers tous les pays (avec assurance de 500 euros, numéro de suivi, preuve d’expédition, distribution du colis contre signature).

Pour plus d’information sur le transporteur www.colissimo.fr

Kurzweil 250

Depuis le mois de septembre 2012 nous avons un Kurzweil 250, il est arrivé en panne (panneau de contrôle, LCD, clavier, groupes, pédale, alimentation, niveau de sortie) mais c’est pas bien grave, car, évidement, l’un de mes trucs c’est de réparer les synthétiseurs. Maintenant depuis quelques mois, il sonne de nouveau ! Au début de la rédaction de cet article, il restait encore quelques pannes sur les contrôles mais j’en suis venu à bout 🙂

J’ai réparée cette machine sur commande pour UVI et, ensuite elle a servi à faire la banque de sons du U1250.

Allez, j’en profite… un petit peu de publicité pour les logiciels et banques d’UVI 🙂
Ainsi, certaines de mes machines ont contribué à :

Darklight IIx pour le Fairlight CMI IIx

The Beast pour les NED Synclavier II et PSMT (Synthèses FM et échantillons).

ENERGY en fait le DKi Synergy en bonus sur le pack Vintage Legends.

et aussi une partie du Synthox pour l’Elka Synthex, visible dans la vidéo du U1250.

Revenons à notre sujet, le Kurzweil 250.

Kurzweil 250

Globalement, c’est pour moi une bien belle découverte et une bonne surprise ce synthétiseur !

Un exemple sonore ? Visionnez la vidéo de Franck Lhermet sur son K250 :

Ce n’est peut-être pas un dinosaure, mais, il en a toutes les caractéristiques, à savoir : lourd et volumineux mais également puissant et respectable !

Kurzweil 250

Physiquement, avec son clavier lourd de 88 touches équipé d’une vraie mécanique en bois, et ses deux molettes et deux pédales (les 4 sont assignables à tous paramètres) il en impose ! Le K250 n’est pas très épais, mais, il est très profond et très long (21 x 62 x 130 cm), et il pèse 43 kg pour le clavier et 10 kg pour le bloc pédale / alimentation (POD oui c’est le nom de ce bloc) !

Quelle est la synthèse sonore employée dans cette machine ? C’est à la fois un lecteur d’échantillon « intelligent » car agrémenté d’une logique / synthèse de restitution du son qui est paramétrée / adaptative et un échantillonneur allant de 12 bits à un minimum de 5 KHz et maximum de 25 KHz de fréquence d’échantillonnage pour les premières versions jusqu’à 16 bits en 50 KHz pour les dernières. La mémoire de stockage des échantillons est également variable en fonction des versions (de 1 à 4 méga octets, ce qui représente de 10 à 100 secondes d’échantillonnage).

Mais super efficace (pour rappel, c’est une machine de 1984), moins de 5 secondes pour démarrer et choisir l’un des 45 sons que l’on désire parmi la banque de base en ROM (la liste augmente à 300 sons si toutes les banques (A, B, C et D) sont installées) !

Les Kurzweil 250 ont été produits de 1984 à 1990, c’est une sacré durée de vie, à comparer et méditer sur ce qui se fait actuellement…

Cette durée de vie exceptionnelle permet d’expliquer aussi, et sûrement, le grand nombre de versions matérielles et surtout logicielles existant pour ces machines. Il existe trois déclinaisons physiques du K250 : la version clavier la plus répandue, la version expandeur (expander 250), et, la version rack (250 RMX).

Il existerait également un Kurzweil 225 RMX qui serait une version allégée du 250 RMX, et, un Kurzweil 250 Hyper un genre de super K250 avec toutes les options mais installées de base ! Mais ces deux modèles n’ont peut-être jamais été commercialisés, en effet pour le premier, je n’ai trouvé aucun document officiel en provenance de chez Kurzweil et pour le second, je n’ai que cette unique photo trouvée sur le web (remarquez les led positionnées au-dessus des touches sur toute la longueur du clavier, et, les 5 boutons supplémentaires au-dessus du réglage des volumes, la couleur de certains boutons, ainsi que les trappes (pour les extensions mémoire) sur la droite du clavier et pour finir le logo en relief) :

The hyper K250

La version expandeur est la moins répandue :
K250 Exandeur

La version rack :
K250 RMX

Commercialisation :

A partir de 1984 jusqu’à 1988.

Caractéristiques :

Clavier : 88 touches en bois, vélocité (256 niveaux de réglage), ATM.
Type de Synthèse : Lecture d’échantillons. Synthèse additive en option. (Mémoire de 640 Ko (extensible à 2,5 Mo) [2 Mo en 1987, ext. à 6 Mo]).
Formes d’Ondes : Dents de scie ascendante et descendante, triangle et carré.
Polyphonie : 12 voix.
Multitimbralité : 12 voix.
Nombre de Générateurs : 12 DCO.
Enveloppes : 1.
Filtres : 1 (96 dB/Oct) [12 filtres].
Sons : 45 presets (extensibles à 300).
Split : 88 zones.
Affichage : LCD (2 x 24 car) rétroéclairé.
Effets : Chorus, flanger, vibrato, écho, retard (max 30 s).
Sorties Audio : Stéréo (12 mono en option ?).
Séquenceur : 7 900 notes (12 000 en 1987), 12 pistes polyphoniques Quantisation. Bouclage et contrôle de volume.
Poids : 43 kg.
Dimensions : 143 x 76 x 20 (LxPxH en cm).

Autres Caractéristiques :

Molettes de pitch bend et de modulation.
Les sons peuvent être mélangés.
6 layers.
Les sons créés ne peuvent être conservés qu’en stockage externe (Sur la version de 1987, 63 fichiers sons peuvent être sauvés en interne), et par la suite sur les cartouche de RAM échantillons.
Sampler en option [16 bits/ 44,1 kHz] (il faut alors utiliser un Macintosh pour l’édition graphique).
Cartes RAM de 1 ou 2 Mo.
Carte blocs de sons sur ROM (a blocs notés de A à D).

Options arrivées dans le temps de la production :
Une carte qui possède 12 sorties monodiques séparées pour les 12 pistes du séquenceur,
Réglages clavier et sons supplémentaires en options (en série sur l’expandeur) –> [Sound block A],
Carte SCSI,
Cartouche de RAM échantillons (sauvé avec une pile),
Il existait un logiciel d’édition sur Mac 512.

Maintenant il est très dur de trouver certaines pièces (composants) de rechange.

Kurzweil 250 et Macintosh SE30

A l’avenir, je vais me fabriquer une carte interface ordinateur pour permettre au K250 de charger et sauver les sons depuis un Macintosh. J’ai déjà récupéré la totalité des banques « Kurzweil » dédiées au K250. J’ai motivé Franck Lhermet à me servir de bêta testeur (en attendant d’avoir ma propre interface), je lui ai fabriqué un câble de liaison Mac < -> K250, je lui ai aussi préparé un disque dur avec la suite de logiciels dédiés et toutes les banque de sons (environ 600).

La SIM de l’IRCAM un petit film…

Voici une petit film qui présente plusieurs SIM (Station d’Informatique Musicale). La bande son « brute » est totalement issue de cette station, il n’y a aucun traitement additionnel !

A propos du travail réalisé avec les SIM (Station d’Informatique Musciales) ou ISPW (Ircam Signal Processing Workstation) vous pouvez consulter mon blog, une rubrique lui est consacrée !

En simplifiant très rapidement on peut dire que la SIM est une version évoluée et intégrée des 4A, 4B, 4C et fameuses 4X développées et utilisées a l’IRCAM dans les années 70 a 90. La SIM a permis la démocratisation de la partie « DSP » (MSP) du logiciel Max !

Et au niveau volume physique et prix un cube NeXT avec 1, 2 ou 3 cartes M860 c’était beaucoup plus abordable (15K$) que l’achat d’une 4X (???$) et l’obligation impérative d’avoir une salle machine pour héberger la 4X plus le VAX nécessaire a son fonctionnement !

Lorsque l’on parle de cette carte dans la littérature technique c’est souvent sous l’un de ces acronymes : S.P.W. (Signal Processing Workstation), I.S.P.W. (IRCAM Signal Processing Workstation) et S.I.M. (Station d’Informatique Musicale) mais ceux-ci induisent en erreur. En effet le nom correct est plutôt certainement carte M860. Il faut comprendre que ces acronymes représentent en fait le nom de la solution complète; c’est-à-dire un NeXTComputer (cube) et une ou plusieurs (au maximum 3) cartes M860 ainsi que d’autres périphériques (interface MIDI, interface audio pour DSP, etc), ainsi que les logiciels (Max/FST, SpecDraw, Spat, Circle, Animal, etc… ) de l’IRCAM nécessaires au fonctionnement de l’ensemble !

Ces logiciels permettent de traiter dynamiquement tous événements MIDI et audio. De faire de la synthèse numérique (VST avant l’heure, granulaire, etc) de la spatialisation multi-canaux, etc…

16Pi, ACXEL, MCAPS, ACXEL 2 l’évolution logique du Re-Synthétiseur !

Le Re-Synthétiseur Acxel

Vous devez sans doute connaître le Re-Synthétiseur le fameux Acxel, la boite noire (rack) avec une console (Grapheur), écran composé d’une multitude de boutons led qui était produit par Technos, une société Canadienne.


Axcel Re-Synhétiseur

Que de bon souvenir, j’ai eu la chance d’en essayer un dans les années 1990. Une vraie petite merveille, mais, hors de prix ! De mémoire celui que j’avais testé était proposé pour environ 60 000 Frs. 🙁
Pour information, il y a trois ans on m’en a proposé un pour 8000 euros ! Je trouve que c’est toujours déraisonnable comme prix !

Le Re-Synthétiseur Acxel 2

Attention : entre la rédaction intiale de cet article et sa publication, plus d’un an s’est écoulé et depuis l’Axcel 2 n’est visiblement plus disponible, peut-être éventuellement via le forum de la société.

Et bien le projet n’est pas mort ! Après plusieurs années d’évolution, le re-synthétiseur Acxel II est disponible ! La société qui le produit est implantée à Québec au Canada. Cette société n’est plus Technos mais IDARCA-Audio Inc une division de IDARCA. Mais le père de ces machines n’a pas changé, c’est toujours Pierre Guilmette qui est l’inventeur de l’Acxel.


Axcel 2 Re-Synhétiseur

Si vous êtes tenté par l’achat d’une des trois déclinaisons de cette nouvelle machine, faîtes un saut sur le site officiel et dédié uniquement aux Axcel 2. Les prix sont devenus beaucoup plus raisonnables :

  • Acxel 2 « CARD » – 1950 $
  • Acxel 2 « RACK » – 2 950 $
  • Acxel 2 « STUDIO » – 6950 $

L’Acxel II met à profit les performances d’un révolutionnaire processeur massivement parallèle à architecture dynamique breveté par Idarca. Ce processeur c’est le RPP de IDARCA.

Par ses caractéristiques uniques, l’Acxel II devrait s’imposer comme une nouvelle norme de synthèse et de traitement audio en temps réel.

Voici les caractéristiques techniques de l’Acxel II, et à l’écoute des quelques exemples sonores, vous en constaterez les possibilités sans limite.

Acxelink constitué de cellules (256 à 1280) indépendamment paramétrables en: Amplitude, Fréquence, Phase, Filtre, Forme d’oscillation. Liens inter-cellules, intégration et traitement de signaux entrants et autres caractéristiques.
Synthèse Additive
Synthèse Analogique
L’Acxel II intègre les fonctionnalités sans équivalent sur la resynthèse et de traitement sonores tout en étant hautement évolutif:

Resynthèse et Temps-Réel: Les modes Acxelink et Additif allouent sans compromis un accès complet en temps-réel à tous les éléments (Enveloppe, Midi, Modulation) d’un timbre créé ou qui aura préalablement été configuré par Analyse (intégrée au système).
Architecture ouverte: l’Acxel II permet, en temps réel, d’incorporer des sons externes (par exemple une guitare) aux éléments de synthèse, pour de simples effets ou pour des traitements étendus ou des fusions sonores.
Évolutif: Le mode Acxelink intègre tous les éléments pour émuler et combiner différents modes de synthèse existants ou originaux : Modélisation physique, Table d’Ondes, FM, Ondelettes, Vocoder, etc..
L’Acxel II sera disponible en 2 versions:

L’Acxel II – PCI : Carte-son PCI avec logiciel PC/MAC

L’Acxel II – SAS : Système autonome avec utilisation en « preset » pour performances scéniques ou en Station de Travail (avec PC ou MAC)

Console Graphique Tactile disponible en option

Retour dans le passé

Petit retour en arrière Technos a produit des instruments aisément qualifiables de « machine haut de gamme » de part leurs prix de vente et du nombre final de machines fabriquées (en tout seulement 39 Acxels ont été livrés entre 1989 et 1992). Il y a également une espèce de légende, voire de mystère autour de ces machines car elles sont très rares, et peu de personne les ont réellement vues à l’œuvre !

Au début, il y avait le 16π !

Le développement du 16π a commencé en 1982 pour aboutir à une version initiale et à une présentation au NAMM de l’été 1985 à la Nouvelle-Orléans. Il a été produit à seulement deux exemplaires.

Une seconde version du 16π a été développée avec la même console et dans un boîtier système de type rack au format 19 pouces. Cette évolution a été produite en quatre exemplaires, elle a servi pour différentes représentations à des congrès et a été finalement remplacée par l’Acxel.

Déjà à ce stade le 16π comportait les éléments de base de ce qui allait devenir l’Acxel et l’Acxel II, à savoir un matériel de synthèse sonore complexe, des logiciels d’analyse pour la re-synthèse, et une console graphique tactile.


16π

Mon avis . . .

Je pense que cette nouvelle version de l’Acxel ressemble de plus en plus à ce que l’on trouve dans les offres concurrentes de Symbolic Sound avec ses : Pacarana, Paca, et Capybara associés à la suite logiciel Kyma X et dans une moindre mesure dans l’usage de certains logiciels pour Macintosh ou PC performant. Il y a en effet une convergence commune entre les différents constructeurs pour certaines solutions audio-numériques qui tendent à une inéluctable uniformisation… Un peu comme ce qui s’est passé avec les échantillonneurs dans la musique ou les PC dans l’informatique !

Quelques vidéo :


et

Maisons bulles, quelques nouveautés

Comme à l’accoutumée, je fais le tour des publications concernant cette architecture qui me hante tant…

En décembre, j’ai découvert dans la librairie Le Moniteur (Paris Odéon) quelques ouvrages ayant pour sujet l’architecture « bulle ».

Le livre « Antti Lovag : Habitologue » :
Antti Lovag Habitologie

 

Le livre « Bulles : Conversation avec Pascal Häusermann » :
Bulles : Conversation avec Pascal Häusermann

 

Le livre « Jean Benjamin Maneval : La bulle six coques » :
Jean Benjamin Maneval : La bulle six coques

J’ai également fouillé sur le net en quête de nouveaux sites, et oh surprise, il y a un petit nouveau :

Maison Bulle Bioclimatique Ou comment suivre la construction d’une maison bulle bioclimatique enterrée et intégrée au paysage à Montgivray dans l’Indre (36).

Il y aussi le site de Jérôme Peyret qu’il a agrémenté de ses projets architecturaux en voile de béton : maison-bulle.fr

Presque un an d’abscence !

Bien le bonjour à tous !

J’ai délaissé ce blog pendant presque un an !

J’avais d’excellentes raisons !

Comme on dit souvent : « J’étais très occupé ailleurs » 🙂

Mais pour me faire pardonner, et, accessoirement rattraper mon retard, j’ai provisionné beaucoup d’articles en réserve…

Je vais essayer de les mettre en ligne à raison d’un minimum de deux articles par mois !

Bonne lecture sur mon Blog !

Jean-Bernard

Evolution des contrôleurs audio

Les moyens pour contrôler les instruments de musique électroniques existent depuis maintenant une vingtaine d’années. En fait, ils existent depuis beaucoup plus longtemps mais ne sont accessibles à tous et aboutis depuis environ 20 ans. On peut dire qu’ils ont atteint une maturité certaine depuis plusieurs années maintenant. Il y a des contrôleurs de type boutons / interrupteurs, des gestuels et des contrôleurs ergonomiques.

Contrôleurs de type boutons / interrupteurs

Dans cette première catégorie, on trouve les contrôleurs universels comme les très populaires Behringer BCF et BCR 2000, des spécialisés Akai APC40, M-AUDIO , Mackie, Novation, Euphonix, Yamaha, Korg, etc…

Il est même possible de faire le sien comme par exemple le monome.

Il existe aussi le Foxy’s 16 stribe monster ce développement est très prometteur, basé sur un contrôleur à ruban résistif et des leds de localisation, il permet de visualiser les zones sélectionnées.

Dans cette catégorie, on trouve également des contrôleurs considérés comme « intelligents » car ils embarquent beaucoup de logiciel, comme par exemple le défunt JazzMutant Lemur et l’omniprésent Apple iPad, iPhone et iPod Touch associés à des logiciels (midipad, jasuto ou TouchOSC).

Contrôleurs de type gestuel

Une autre solution est d’utiliser comme contrôleur « aérien » un Theremin Moog Etherwave Plus. Ce Theremin est une évolution de l’Etherwave de base (un kit permet de le faire évoluer vers une version Plus, c’est ce que j’ai fait avec celui de notre studio), il permet de contrôler via son interface CV/Gate d’autres instruments ! Vous pouvez le voir à l’œuvre dans les deux vidéos suivantes :

Il y a un autre type d’interface très intuitive : les surfaces de contrôles multi-touch du genre de ReacTable avec aussi une version iPhone et iPad.

Et là aussi, il est possible de fabriquer sa propre table ! Pour en savoir plus, je vous conseille de jeter un œil sur la page dédiée à Multitouch Mini.

Contrôleurs ergonomiques


Ces contrôleurs sont des méta interfaces, c’est à dire qu’ils sont une sorte d’extension du corps. Et que ne sont rien sans l’ordinateur et un logiciel derrière (Max, pd, etc) pour faire le travail de synthèse sonore…

Le plus connu est le Méta-Instrument, la dernière version le Méta-Instrument 3 (MI3) est disponible à la vente.

Le contrôleur de DaFact KRL ou Carl qui a évolué vers le Karlax.

Les beaux contrôleurs boisés eigenlabs dont le haut de gamme alpha

On trouve aussi des contrôleurs qui ressemblent à des instruments du répertoire classique (trompette, saxo, flute, etc).
Trompette

Plus cheap…

L’EWI (grande famille)

Il existe également des versions DIY comme le Yaktronix Electronically Modified Didgeridoo par exemple, qui est un contrôleur de Didgeridoo entièrement fabriqué maison, corps en PVC, schéma électronique, et patch sont disponibles sur le site… La partie synthèse est issue d’un patch sous Max/MSP.

petit, moyen et gros PCB

Je suis toujours impressionné par l’évolution de l’intégration / miniaturisation des composants mécaniques ou électroniques. Plus le temps passe, plus la miniaturisation est impressionnante et donc l’intégration élevée.

Sur l’image suivante, je me suis amusé à disposer les cartes nécessaires à la production audio de 4 machines, avec en partant de la gauche vers la droite et de haut en bas : cinq cartes d’un Synclavier II de NED, une carte M860 d’une SIM de l’Ircam, une carte d’un CMI IIx de Fairlight et une carte d’une 4X de l’Ircam.

Noter le petit segment blanc (en bas a droite) qui a l’échelle des cartes fait 10 cm.

Comparaison

Dans le détail, voila à quoi servent ces cartes :

  • Les 5 cartes SSn (1 à 5 de haut en bas) d’un Synclavier II, permettent la synthèse FM pour 8 voix. Dans mon synclavier II, j’ai 4 jeux de 5 cartes comme celles-ci, donc 32 voix FM. Les PCB sont double-face. En principe, d’après mes échanges avec Cameron Jones le concepteur du logiciel de la machine, la limite est fixée à 128 voix 🙂 Mais, il n’a jamais entendu parler d’une configuration avec plus de 32 voix FM… Vu qu’il fallait déjà débourser 29 600 $ US en 1981 (voir la liste de prix de 1981 ici) pour avoir 32 voix FM, il ne devait pas y avoir beaucoup de clients pour passer à plus de polyphonie; surtout en payant 5 000 $US par tranche de 8 voix supplémentaires. Et ne pas oublier que cette modification impliquait également de changer le boitier, l’ajout d’une d’alimentation et d’un rack / fond de panier audio supplémentaire !
    Par contre, on trouve bien des Synclavier à 128 voix mais ce sont des versions échantillonneurs !
    Pour avoir plus d’informations sur les Synclavier, vous pouvez consulter le site web que nous avons monté avec mon ami Laurent Lemaire, vous y trouverez documentations et exemples audio et vidéo : ned.synthesizers.fr
  • La M860 est une carte fortement intégrée (1 DSP, 2 CPU, 32Mo de RAM, des entrées / sorties numériques et analogiques, 4 ports séries utilisables en MIDI), conçue à l’Ircam et produite par Ariel (société disparue qui était spécialisée dans la conception et la fabrication de cartes DSP). Les PCB sont multi-couches (4 minimum), la finition est impeccable (étamage, verni, sérigraphie, trou traversant métallisé) et technologie CMS.
    Pour en savoir plus sur cette carte et la Station d’Informatique Musicale, lire mon article concernant la SIM et plus généralement la rubrique sur l’ISPW traitant de l’usage de cet instrument.
  • La carte du Fairlight CMI IIx présentée ici est une CMI 01-A rev3, cette carte représente une voix échantillonnage sur un CMI IIx. Elle intègre un filtre (SSM 2045), 16KB de RAM et le nécessaire pour y accéder et piloter le filtrage et les effets en temps réel. Les PCB sont double face, la finition est impeccable (étamage, verni, sérigraphie, trou traversant métallisé).
    Pour en savoir plus sur les Fairlight, une seule bonne adresse sur le web, celle de mon ami Candor Chasma
  • La carte de la 4X provenant de l’Ircam que je montre ici est une 4U. C’est la carte universelle de la 4X, il pouvait y en avoir jusqu’à 8 dans une 4X. Les PCB sont multi-couches (4 minimum), la finition est impeccable (étamage, verni, sérigraphie, trou traversant métallisé), la curiosité c’est que les pistes sont en fait des fils disposés directement dans la résine…
    Cette carte est un calculateur complet, elle est composée de modules. Par programmation, chaque module peut présenter diverses configurations
    fonctionnelles telles que : additionneurs, soustracteurs, multiplieurs, oscillateurs, lignes à retard et dispersives, etc … et toutes combinaisons de ces éléments.

    Et dans le cadre d’une utilisation dans le domaine électro-acoustique, cette carte sert de générateur de sons : pur, complexe (vibrato, glissando, etc…) effet
    de réverbération.

    Cette carte se compose essentiellement :

    • d’un bloc de calcul,
    • d’une mémoire de formes d’ondes,
    • d’une mémoire de données,
    • d’une table d’adresses,
    • d’une mémoire de microprogrammes
    • de deux blocs de communication avec les bus du Système 4X.

    Ces éléments communiquent entre eux par deux bus internes.

    Je détaillerai dans un article à venir, le fonctionnement d’une 4X, et en particulier l’interaction logiciel / matériel de cette fabuleuse et mythique machine !

EML • ElectroComp Model 500

Pour encore quelques jours, j’ai un très rare pensionnaire, un Electronic Music Laboratories (EML) ElectroComp Model 500.

Le Model 500 est un synthétiseur analogique monophonique a deux oscillateurs, produit à moins de 300 exemplaires entre 1973 – 1984.

Vous prouvez remarquer une légère modification / ajout. Il s’agit du gros potentiomètre circulaire juste au-dessus du clavier à droite, il permet de contrôler le mixe de la réverbération à ressort.

Il y a quelques curiosités, comme le trou « artisanal » dans la planche de bois arrière. Ce dégagement permet l’accès aux : interrupteur, porte fusible, au câble et à la prise en 110 v !
Aux deux extrémités de cette planche sont disposés des enrouleurs de câbles.

Un joli profil.

Gros plans sur la façade.

De belles couleurs (noir, rouge, bleu et gris métallique).

Cette machine est chez moi pour un gros décrassage, et surtout un dépannage électronique. Réparation du « Glide » et du potentiomètre de volume de l’oscillateur 2, réparation de toutes les touches du clavier, en effet les amortisseurs en caoutchouc étaient cuits, et certains avaient même commencé à oxyder le métal… Maladie récurrente de ces vieilles machines !

Les touches n’étaient plus fiables et le touché détestable, sans parler du bruit…

Pendant le dépannage j’ai fait une petite vidéo/photos des étapes de la réparation et suivie d’une pseudo démonstration audio/vidéo…

Une fois de plus, on ne trouve pas beaucoup de ressources à propos de cette marque et de ce modèle sur le web.
Je donne ici le manuel utilisateur et les schémas de la machine.

Vous pouvez aussi jeter un œil sur l’une des rares pages sur l’EML 500.

Oberheim Electronics Inc, OB-1

OB-1 logo

Cet été, j’ai eu un petit pensionnaire dans mon atelier. Il est venu pour un passage de 110v en 220v, plus quelques bricoles à régler (changement du porte fusible qui était cassé, sauvegarde des sons non fonctionnelle conséquente d’une fuite électrique d’un condensateur, et réparation de quelques potentiomètres).

OB-1

L’Oberheim OB-1 est un petit synthétiseur monophonique à deux oscillateurs, et LFO (Carré, Sinus et Sample+Hold). Il a un filtre 2 ou 4 pôles, de la résonance, un VCA. Le clavier a 32 touches, et une interface du type CV/Gate.

Ce modèle est un mk1 de 1978.

C’est une belle petite machine, à l’interface agréable et intuitive !

OB-1

C’est le premier synthétiseur analogique à mémoires (8), mais avec un bémols… les mémoires une fois stockées ne sont pas éditables lors d’une sélection… les contraintes de l’époque ! Il ne faut pas rêver 🙂

Et voici une petite vidéo de la bête en action :

Oxford Synthesiser Company – OSCar

Ça fait un moment que je désirais voir et manipuler un OSCar, et grâce à Synthwalker c’est chose faite !

OSCar

L’OSCar est un synthétiseur monophonique produit par Oxford Synthesiser Company entre 1983 – 1986. Il a un son typique… et bien gras comme disent les spécialistes 🙂

Quelques photos :

Les côtés sont des pièces symétriques… ici le flanc gauche qui héberge le câble d’alimentation électrique.
coté cable d'alimentation

Les touches ont une forme particulière.

C’est vraiment une superbe machine, même si entièrement en plastique !
L’OSCar a des capacités de créations sonores particulièrement évoluées pour cette gamme de monophonique ! Il est possible de faire de la synthèse additive sur les formes d’ondes ! OK, c’est pas un pur analogique, désolé pour les puristes, ce n’est qu’un superbe hybride ! Mais quel son, quelle patate !
Faîtes-vous votre opinion en visionnant ma vidéo :

Le site qui faut connaître pour l’OSCar !

Mellotron M300

Pendant quelques années nous avons hébergé un superbe mais néanmoins volumineux et lourd Mellotron M300 !

Une veille machine de 1968. C’est le quatrième modèle sorti de chez Mellotron !

En 1968, un nouveau modèle apparaît : le M300. Constitué d’un unique clavier de 52 notes, ce mellotron bénéfice d’une nouvelle banque de sons de meilleure qualité. Bien qu’étant une alternative à l’encombrant et pesant Mark II, le M300 reste encore un instrument imposant (137 kg !) et difficile à transporter. De plus, une mauvaise conception du défilement des bandes provoque de nombreux problèmes et ternit quelque peu l’image de ce modèle. Il ne fut produit qu’à 52 exemplaires.

La suite des informations sur l’excellent site de mon ami Egrefin

Voici quelques vidéos réalisées chez nous vers 2004 !

Une petite mélodie et démonstration des rythmes disponibles sur la section gauche du clavier.

 

Visualisation du système de repérage de synchronisation des bandes lors d’un changement de banque sonore. A droite les sons et à gauche les rythmes !

Gros plan sur le système de positionnement des banques de sons (ici rythmes).