J’ai trouvé sur le Web quelques beaux musées virtuels de l’informatique.
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J’ai trouvé sur le Web quelques beaux musées virtuels de l’informatique.
Mise au point du système 4X (1981), dernier maillon de la série des processeurs de son numériques développées et réalisées à l’Ircam depuis 1976.

L’unité de calcul.

La salle « machines » où l’on trouve les calculateurs ici des digital PDP-10 (Programmed Data Processor model 10), VAX 11/750 et VAX 11/780 (Virtual Adress eXtension). Pourquoi ces machines ?
Les 4X étaient capable de faire 200 million opérations par seconde, une 4X était composée de 8 cartes processeur, chacune d’entre elle, pouvait être programmée indépendamment des autres avec plusieurs type d’algorithme de traitement numérique. Par exemple avec la synthèse additive un son musical est constitué de la somme d’un grand nombre de signaux sinusoïdaux. Chaque carte électronique de la 4X était capable de générer 129 de ces formes d’ondes ! Chaque carte pouvait également appliquer 128 filtres différents, qui étaient applicables pour modifier le son en temps réel. Les cartes processeurs avaient leur propre mémoire pour stoker les forme d’ondes, avec une capacité représentant 4 secondes de sons.
Mais les 4X sont ce qu’on appel des calculateurs, et uniquement… Ils n’ont pas d’unité de stockage disque ou bande, etc, c’est pour cela qu’il y avait des midi-ordinateurs plus conventionnel comme les pdp et vax.
Par analogie on peut dire que par exemple dans la station musicale de l’IRCAM la 4X à été remplacée par une cartes ISPW, et que le pdp ou vax par la carte mere du NeXT Computer. Evidement les armoires de Disque dur, Bandes, etc… par l’équivalent de l’époque : Disque dur 5.25″, Magnéto-optique, et bande DAT (Digital Audio Tape).
Vous remarquerez qu’il y a deux 4X !

Salle machine

Pour les curieux d’histoire d’informatique…
Le nouveau VAX de chez digital est le successeur de la lignée PDP-11 avec laquelle il assure une relative compatibilité matérielle et logicielle. L’acronyme VAX (Virtual Adress eXtension) désigne à la fois le processeur et l’architecture générale de la machine qui est une évolution de l’architecture PDP-11.
Cette nouvelle gamme de machines 32 bits représente aussi un gros progrès au niveau de son excellent système d’exploitation, VMS, écrit par Dave Cuttler. Il s’agit d’un système multi-taches, multi-utilisateurs à mémoire virtuelle avec une très bonne gestion de la sécurité et de l’allocation des ressources disque, mémoire et processeur entre les utilisateurs. Son interface en ligne de commande, son aide en ligne et son langage de commande (DCL) très simples et conviviaux facilitent grandement l’utilisation de la machine. Le VAX 11/780 fut vendu jusqu’en 1988.
Le digital PDP-10

Le digital VAX 11/750

Et le plus moderne le VAX 11/780

Situé place Place Igor Stravinsky, l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique)

fait face (et en partie en sous sol ) à un bassin ou deux artistes, Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle, ont uni leurs talents pour rendre hommage à l’auteur du Sacre du Printemps qui a donné son nom à la place Igor-Stravinski.

Pour en savoir plus allez sur le site web d’IRCAM.
Le projet de Station d’Informatique Musicale, à été initié à l’Ircam en 1989. On peut dire que cette machine, est l’évolution ultime des séries : 4A et 4B (1978), 4C (1979), à Sogitec 4X (1981) et donc la S.I.M. (1991).
A gauche le rack de la Sogitec 4, a droite le Matrix 32

Elle comprenait une nouvelle version de MAX qui rajoutait le traitement temps réel des signaux audio, traitements décrits dans le même paradigme graphique. Ce logiciel fut distribué sous le nom de MAX/ISPW, ISPW (Ircam Signal Processing Workstation) étant une autre désignation de la Station d’Informatique Musicale. MAX/ISPW était en fait constitué de deux composants : l’interface graphique utilisateur s’exécutant sous l’environnement NeXTSTEP et un exécutif temps réel nommé FTS (pour Faster Than Sound) qui fonctionnait sur les cartes ISPW basées sur le processeur Intel i860. Ainsi il est plus courant de trouver des informations sur MAX/FTS.
Ci joint une image d’un cube équipé de trois cartes ISPW (donc un total de 6 i860 et 4 m56001 !

Et un zoom sur une des cartes :

La machine au travail sous NeXTStep, en pleine analyse de spectre.

Bienvenue dans notre studio. Ceci est mon premier article !
