Cet article est dédié à cette machine extrêmement rare.
L’objectif est ici de partager des informations sur cette machine exceptionnelle, mais aussi de servir de vitrine pour, je l’espère, nouer des contacts avec d’anciens de la société WaveFrame, ainsi qu’avec d’anciens utilisateurs ou propriétaires.
En effet, j’ai déjà adopté cette approche pour d’autres marques (Fairlight, Ned, Technos, etc.), et cela a toujours favorisé la collecte et le partage d’informations et d’expériences. Mon ambition ? Redonner vie à cette machine.
Si vous êtes un ancien de WaveFrame, un utilisateur de l’époque, ou si vous possédez encore l’une de ces machines et que vous avez accès à des documents (manuels utilisateurs, manuels techniques, logiciels, matériels), n’hésitez pas à les partager : cela contribuerait à faire vivre, ou revivre cette marque mythique.

Mais avant, je tiens à remercier ici UVI, et particulièrement son directeur et cofondateur, Alain Etchard qui m’ont offert cette rareté. Ayant travaillé avec eux dans le passé pour plusieurs de leurs produits ( darklight-iix, the-beast, energy, synthox et u1250), ils ont pensé a moi …
Les sonorités de cette machine sont également disponibles chez UVI dans leur ensemble logiciel : px-waveframe
Revenons en arrière : cette machine, elle fait partie des très grosses machines mythiques de la fin des années 80, un genre de graal de ce qui se faisait de mieux en termes de synthèse audio à cette période-là. J’avais vu son nom dans des articles, je ne me souviens plus si j’avais vu des photos, mais une certitude : elle restait encore plus mystérieuse que les Fairlight et Synclavier que j’avais déjà croisés à plusieurs occasions, et ce depuis plusieurs années, dans des studios en région parisienne. C’est bien étonnant alors que commercialisé bien plus tard a partir de 1988,
C’est aussi une machine hors de prix, dont le coup d’achat avoisinait les 88 000 $ US, j’ai aussi trouvé une trace d’un prix de 100 000 DM vers 1989.

Et un jour, je l’ai croisée, il y a maintenant un moment, ça doit faire au moins 26 ans, chez Funky Junk par hasard, en allant tester et valider le bon fonctionnement d’un CMI III, celui de Celmar Engel (repeint en violet avec des paillettes… visiblement, c’est sa femme qui voulait ça) qui était en dépôt-vente. C’était à une époque où Funky Junk avaient encore un dépôt-vente en France, vers La Défense, près de Paris.
Elle était en très bon état, et surtout en configuration complète, c’est-à-dire avec le gros boîtier noir (le même que celui que m’a donné UVI), mais aussi un ordinateur PC complet, la documentation (des classeurs et disquettes) et des câbles.

AudioFrame
L’AudioFrame, développé à la fin des années 1980 par WaveFrame, s’impose comme une station de travail audio numérique particulièrement avancée pour son époque. Sa conception repose sur une architecture modulaire organisée autour d’un châssis rackable et d’un backplane haute vitesse capable de gérer jusqu’à 64 canaux audio multiplexés. Cette approche permet de construire un système entièrement configurable, en ajoutant des cartes dédiées aux différentes fonctions : conversion audio, traitement DSP, sampling, enregistrement multipiste ou interfaces de synchronisation. L’un des grands atouts de cette architecture est son évolutivité : il est possible d’adapter précisément la machine aux besoins d’un studio, puis de l’étendre progressivement sans remettre en cause l’ensemble du système .
Sur le plan audio, l’AudioFrame combine efficacement les fonctions de sampling et de traitement temps réel. Les modules de sampling offrent chacun jusqu’à 16 voix dynamiques, avec une gestion flexible des ressources et une extension possible via l’ajout de mémoire ou de modules supplémentaires. La polyphonie globale dépend donc directement de la configuration installée, ce qui permet d’atteindre des capacités importantes pour l’époque. Le traitement est assuré par des cartes DSP intégrant plusieurs processeurs spécialisés, capables de réaliser en temps réel le mixage, l’égalisation et les effets, avec un traitement interne en 24 bits garantissant une qualité audio élevée .
L’AudioFrame se distingue également par ses capacités d’enregistrement multipiste sur disque dur. Grâce à ses modules dédiés, il permet d’enregistrer et de lire simultanément plusieurs pistes audio avec un fonctionnement non destructif, des points de montage précis et une gestion souple des prises. Cette approche en fait un véritable magnétophone numérique multipiste évolué, particulièrement adapté aux environnements de production et de post-production. La durée totale d’enregistrement peut atteindre plusieurs heures selon la configuration, ce qui était remarquable à la fin des années 1980.
La chaîne de stockage repose principalement sur des disques durs SCSI intégrés au rack ou connectés via des extensions. Ces disques permettent de stocker de grandes quantités de données audio et d’assurer des transferts rapides vers la mémoire des modules de sampling ou vers les moteurs de lecture multipiste. Les temps de chargement sont ainsi fortement réduits, ce qui améliore considérablement le flux de travail. L’ajout de racks d’extension permet d’augmenter encore la capacité de stockage, confirmant l’orientation du système vers un usage intensif en studio professionnel.
Un autre aspect essentiel de l’AudioFrame est sa capacité de synchronisation et d’intégration dans des environnements complexes. Le système prend en charge les standards professionnels tels que le SMPTE (timecode linéaire), le VITC pour la vidéo, ainsi que les signaux de synchronisation externe (word clock, house sync, etc.). Des entrées et sorties dédiées permettent de verrouiller précisément l’AudioFrame sur des sources externes ou de piloter d’autres équipements. En parallèle, plusieurs interfaces MIDI sont disponibles, avec des entrées et sorties indépendantes, permettant de contrôler des instruments externes ou d’intégrer le système dans une chaîne de production musicale plus large. L’ensemble de ces signaux circule à haute vitesse à l’intérieur du système, ce qui élimine en grande partie les limitations classiques du MIDI en externe .
Enfin, l’AudioFrame se distingue par son niveau d’intégration global. Il ne s’agit pas simplement d’un ensemble de modules indépendants, mais d’une plateforme cohérente où sampling, enregistrement, traitement, synchronisation et gestion des données sont étroitement liés. Cette convergence, associée à une architecture modulaire et à une puissance de traitement importante, fait de l’AudioFrame un précurseur direct des stations de travail audio numériques modernes, tout en conservant une approche matérielle typique des systèmes haut de gamme de la fin des années 1980.
L’AudioFrame est composé d’un gros boîtier noir au format 19″ de 10U (hauteur) et très profond ; voici les dimensions extérieures du boîtier : 48,5 x 44,3 x 64 cm, et il pèse lourd, je dirais plus de 40 kg. Ce gros boitier porte le nom de DAR (Digital Audio Rack).





C’est dans ce boîtier que sont regroupées la totalité des cartes électroniques (elles aussi de grand format, en multicouches : 36 x 28 cm) et trois disques durs (dans la configuration que j’ai : 2 disques de 600 Mo et un de 2,1 Go), ainsi qu’un lecteur/enregistreur de bande magnétique (pour sauvegarder le contenu des disques durs). Tout cela fonctionne en SCSI.

On y trouve également de quoi fournir de l’électricité à l’ensemble :
- une alimentation à découpage pour le 5 V,
- une alimentation linéaire (gros transformateur, ponts redresseurs et régulateurs de tension) pour les tensions dédiées à l’analogique.
Mais pour fonctionner, il faut aussi qu’il soit associé à un ordinateur de type PC. Vous avez sans doute compris que je n’avais pas ce fameux PC, pas plus que je n’ai les logiciels et les documentations.
Visiblement, c’est la marque ALR (Advanced Logic Research) qui était configurée et livrée par WaveFrame. Cependant, dans mon cas n’ayant pas la machine d’origine, je pense qu’un PC équipé d’un processeur compatible x86 (idéalement un modèle entre le i80386 et le Pentium), configuré avec le système d’exploitation Windows et équipé d’une carte réseau compatible Token Ring, devait être suffisant.
D’après les informations que j’ai récupérées, les logiciels de pilotage tourneraient sous Microsoft Windows 2 jusqu’à 3.11.
Comme la logique de cette très ancienne famille d’OS Windows l’imposait (du 2 et ceux qui ont suivi jusqu’à l’arrivée des versions NT et 95), il y avait de fortes contraintes qui imposaient le découpage en plusieurs programmes. Il est donc très vraisemblable qu’il y ait plusieurs programmes en charge d’une gestion spécifique par spécialité (MIDI, enregistrement sur disque dur, échantillonnage, effets, etc.).
Voici quelques copies d’écran des interfaces de ces programmes :









Module SCP
Studio Control Processor
Ce module de base assure l’ensemble du contrôle MIDI et du timecode. Il lit et génère le LTC (SMPTE), lit le VITC et la synchronisation composite, relie l’ordinateur au Digital Audio Rock (DAR) et, si nécessaire, à plusieurs DAR au niveau numérique. Il permet également la connexion a la télécommande de l’AudioFrame.


Module SAMPLING
Il est possible d’intégrer jusqu’à 3 modules dans un DAR, chacun disposant de 16 voix dynamiques et d’un taux d’échantillonnage constant de 44,1 kHz. Aucun filtre anti-aliasing n’est donc nécessaire. Chaque échantillon offre immédiatement un son parfaitement pur sur 14 octaves, sans aucun bruit numérique. Chaque module d’échantillonnage peut gérer jusqu’à 28 Mo de RAM et prendre en charge jusqu’à 614 400 échantillons.
Ma machine est équipée de deux modules et totalise 60Mo de RAM.
Module DSP



Module DRM-4/8
(Module d’enregistrement sur disque dur)
Le Digitale Audio Rock peut accueillir jusqu’à 4 modules DRM.
Wave From propose ainsi le seul système d’enregistrement sur disque dur au monde permettant actuellement des enregistrements au format 24 bits.
Les limitations habituelles des systèmes d’enregistrement sur disque dur sont totalement éliminées avec l’AudioFrame :
- durées de fondu enchaîné illimitées
- nombre de pistes illimité (grâce à la mise en réseau numérique de plusieurs DAR)
- nombre illimité de points de repère (sélection directe sans rembobinage), vitesse variable à 100 %, etc.
- Durée maximale actuelle d’enregistrement par piste : 7 heures (!)
- Répartition libre des temps d’enregistrement en événements mono, stéréo ou multicanaux.
Le fait suivant illustre particulièrement bien les capacités de l’AudioFrame :
le module DRM lit 50 % de pistes en plus lorsqu’il n’y a pas de longs fondus enchaînés. Un DRM-8 est donc un système d’édition et d’enregistrement complet à 8 pistes, mais sans fondus enchaînés, c’est une machine à 12 pistes.


ALR-Computer System

MODULE NUMÉRIQUE-ANALOGIQUE – 5131 DAC
Convertisseur DA, sorties
Il est possible d’enficher autant de modules sipd que souhaité, un calibrage automatique, comme c’est déjà le cas pour les convertisseurs AD, garantissant que tous les canaux ont le même son ! (16 bits, 44,1 kHz, 20 Hz à 20 kHz, 96 dB.) De plus, cette carte comporte 8 sorties numériques qui sont disponibles en parallèle et simultanément avec les sorties analogiques (fréquence d’échantillonnage constante de 44,1 kHz).
Les cartes
Comme le DAR fonctionne avec un BUS, il est possible de configurer la machine pour un usage plus orienté enregistreur ou échantillonneur… En jouant sur le nombre de modules dans le boitier. Il est indiqué qu’il est possible de mettre par exemple 3 modules SAMPLER (ce qui visiblement implique aussi autant de module MEMORY ce qui représente donc 6 modules au totale), mais il est aussi possible de mettre 4 modules DRM.
J’ai trouvé des variantes dans les modules : en effet 2 versions du module ADC, et 3 versions du module MEMORY.
5101 ADC – 2 audio input au format XLR


5102 ADC – 8 audio input au format XLR, commutateur (ENABLE/DISABLE)

5203 UDI-4


5131 DAC – 8 audio output au format XLR, digital out au format DB9 femelle, commutateur DITHER (ON/OFF))


5501 SCP


5601 DRM – RS-422 au format DB9 mâle, SCSI A et SCSI B au format DB25 mâle, DSP A au format DB9 femelle, DSP B au format DB9 mâle


5711 MEMORY – Ouverture SCSI 1 et 2 au format DB25 mâle

5712 MEMORY – Ouverture SCSI 1 et 2 mais sans connecteur
Le module est composé de deux cartes superposées et attaché a une façade commune, et en plus il est relié au module SAMPLER par deux câbles nappes.



5713 MEMORY

5801 DSP – IN au format DB25 male, OUT au format DB25 femelle


5901 SAMPLER
Le module est relié au module MEMORY par deux câbles nappes.


Les sources sur le web
Pendant des années, j’ai fouillé le web à la recherche d’informations, de documents, de médias sur cette machine mythique… Je me suis toujours méfié des commentaires et avis des personnes qui se sont auto-étiquetées spécialistes, et cela est valable pour ce que j’ai pu lire dans les revues et sur le web. Je n’évoque même pas le niveau de confiance que l’on peut accorder aux forums et divers sites édités sur le net, qui s’approchent beaucoup trop souvent du niveau de compétence des discussions du café du commerce à une heure de pointe, au petit matin…
De plus, je retombais toujours et sans fin sur les mêmes informations, plus ou moins déformées, et quelques rares sites, et rien de plus… C’est toujours pénible, voir très frustrant de ne rien trouver en fouillant dans les profondeurs du web, où l’on cherche dans le moindre petit filon, qui ne mène souvent nulle part : c’est là qu’on observe les vraies limites de la numérisation, car n’est disponible que ce qui a été numérisé !
J’ai toujours été acharné dans mes démarche pour obtenir des informations, j’ai ce besoin d’assouvir mes connaissances sur un sujet ou un domaine. J’ai ce trait de caractère depuis ma lointaine enfance, c’est assez pénible pour l’entourage, car ça vire assez souvent à l’obsession. Et souvent, si je pense avoir récupéré ce qu’il était possible d’extraire au maximum de ce qui était disponible à ce moment-là, je range tout cela dans un coin de mon cerveau, puis je passe à autre chose, un autre objectif, cible…
Une source naturelle d’information aurait été le site de la marque WaveFrame, mais malheureusement,
Heureusement grâce a webarchive, il est possible de remonter le temps, mais ici ce n’est pas suffisant… Dommage :
https://web.archive.org/web/20260000000000*/http://www.waveframe.com
J’ai aussi trouvé quelques traces d’avis et de retour d’experience d’utilisateurs :
En Anglais :
https://gearspace.com/board/showpost.php?p=12470801&postcount=51 (27 février 2017)
My submission is the 1987-era Boulder Colorado-based WaveFrame AudioFrame.
I received maintenance training on the AudioFrame 1000 sometime around 1990. I had several clients in Dallas using them including Charlie Pride’s studio and Real to Reel which did a lot of radio production on them. Many of the Motel 6 « We’ll leave the light on for you » spots with Tom Bodett were done on the WaveFrame.
The LAN adapter used a black box interface to an IBM Token Ring network. Drive interfaces were SCSI and the original ones if I remember correctly ran the user interface on Windows 2. The DSP was Motorola 56K.
En Allemand :
https://www.sequencer.de/synthesizer/threads/waveframe-1000-audioframe-1000-system-noch-brauchbar.115602/ (6 juillet 2016)
Les exemples sonores
Et a travers toutes ces publications, j’ai compilé une liste des utilisateurs nommés et de leurs productions : Michael Cretu (ENIGMA, album MCMXC a. D. – 1990), Peter Gabriel (Passion – 1989)
J’ai également trouvé deux fascicule publicitaire, un en anglais et l’autre en allemand. Ils ne sont pas parfait, il semble manquer des pages et la totalité de la surface des documents na pas été numérisé.
Un article dans Keybard Magazin US :
Un article dans Sound and Sounds :
J’ai réalisé un inventaire de la machine :
12 cartes de grandes dimensions ()
6 CPU Intel 80186 [Intel et Siemens] (je connais bien cette famille x86, j’ai même écrit un bouquin sur leur assembleur https://www.amazon.fr/Assembleur-x86…/dp/2744015644…) , 6 DSP Motorola XSP56001, 8 Mo de RAM pour les CPU, 128 Ko de ROM pour les CPU, 56 Mo de RAM pour les cartes de sampling, 4x ADC 16 bits 50 kHz stéréo (facile à passer en 8x), 4x DAC 16 bits 50 kHz stéréo, des tonnes d’entrées/sorties numériques et série, et 4 contrôleurs SCSI… Le tout réparti sur 12 cartes géantes au format 28×36 cm.
La RAM pour l’audio représente 28 Mega mots de 16 bits. Avec un échantillonnage à 50 kHz, cela représente un temps d’échantillonnage de 560 secondes (soit environ 9,33 minutes) en stéréo.
Si on applique ce raisonnement avec les trois disque SCSI un de 2,1Go et deux de 600 Mo chacun : En stéréo simple : 2 heures et 24 minutes d’enregistrement possible. En multi-piste (8 pistes stéréo) : 17 minutes d’enregistrement possible. Et en RAM 2,45 minutes.
J’ai oublié de préciser que c’est l’ancienne machine de Ian Robertson Underwood : https://www.imdb.com/fr/name/nm0881005/#AudioFrame#WaveFrame
L’AudioFrame WaveFrame semble avoir trouvé sa place principalement dans le monde du cinéma et de la post-production, bien plus que dans celui de la musique grand public. Parmi les rares exceptions notables dans la musique, on retrouve :
– Peter Gabriel, qui l’a utilisé sur Passion (la bande originale de La Dernière Tentation du Christ, 1989) et sur Us (1992), l’un de ses albums studio.
– Michael Cretu (Enigma), qui en a fait un élément clé de son album emblématique MCMXC a.D. (1990), notamment pour ses textures sonores éthérées et ses chœurs transformés.
– Stevie Wonder, qui l’a exploité pour des projets en post-production et en création sonore entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990.
Pourquoi une telle prédominance dans le cinéma ?
L’AudioFrame était particulièrement apprécié dans les studios de post-production (effets sonores, design sonore pour le cinéma et la télévision). Sa capacité à gérer des échantillons longs et de haute qualité (16 bits); une rareté à l’époque, en faisait un outil idéal pour créer des atmosphères sonores complexes et des paysages audio détaillés, bien avant que ces fonctionnalités ne deviennent accessibles aux samplers grand public.
Rodolphe Franchement… Ce n’est que le deuxième que je rencontre (le premier, c’était il y a au moins 20 ans chez Funky Junk à La Défense), et clairement, c’est vraiment une rareté (pire que les Fairlight et Ned ou Technos) : quasi aucun document sur le net (il reste quelques trucs sur l’ancien site du constructeur via Web Archive).
Mais là, pour l’instant, j’ai trop de trucs à terminer : je traîne un retard sidéral, voire sidérant, dans mon atelier. Donc, il faudra attendre. Pour l’instant, je n’ai pas d’avis à donner, si ce n’est que ça pèse un âne mort, voire beaucoup plus ![]()
Cet instrument a été conçu pour rivaliser avec le Synclavier, le Fairlight série III et le MFX. En 1988, un système à 48 voix coûtait 88 000 $. La qualité sonore est exceptionnelle et l’édition des échantillons est facilitée par une interface graphique très intuitive qui fonctionne sur un PC Windows pour contrôler le système. La qualité sonore surpasse largement celle de mes échantillonneurs Akai et E-mu. Il dispose d’une réverbération au son vraiment fantastique. Avec la carte DSP et les options d’enregistreur HD, l’Audioframe est un studio autonome dans un boîtier, offrant des fonctions d’échantillonnage, d’effets, de séquençage MIDI, de mixage avec égaliseur, d’automatisation du mixage et d’enregistrement sur disque dur 24 bits. L’Audioframe a été utilisé pour les bruitages et l’ADR dans l’industrie cinématographique jusque dans les années 90. Peter Gabriel mentionne l’Audioframe dans le générique de « US » et son utilisation musicale la plus célèbre est probablement sur l’album MCMXC d’Enigma.
Waveframe est toujours en activité et continue de fabriquer des stations de travail audio numériques (DAW), mais comme Fairlight, ils ne fabriquent plus de samplers.
Commentaires sur les sons :
C’est un échantillonneur : si l’on entre des données de mauvaise qualité, on obtient des résultats de mauvaise qualité. Il est livré avec une bibliothèque de sons assez importante créée par Prosonus, comprenant de nombreux excellents sons acoustiques.

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