WaveFrame Corporation – AudioFrame

Cet article est dédié à cette machine extrêmement rare.

L’objectif est ici de partager des informations sur cette machine exceptionnelle, mais aussi de servir de vitrine pour, je l’espère, nouer des contacts avec d’anciens de la société WaveFrame, ainsi qu’avec d’anciens utilisateurs ou propriétaires.
En effet, j’ai déjà adopté cette approche pour d’autres marques (Fairlight, Ned, Technos, etc.), et cela a toujours favorisé la collecte et le partage d’informations et d’expériences. Mon ambition ? Redonner vie à cette machine.
Si vous êtes un ancien de WaveFrame, un utilisateur de l’époque, ou si vous possédez encore l’une de ces machines et que vous avez accès à des documents (manuels utilisateurs, manuels techniques, logiciels, matériels), n’hésitez pas à les partager : cela contribuerait à faire vivre, ou revivre cette marque mythique.

Mais avant, je tiens à remercier ici UVI, et particulièrement son directeur et cofondateur, Alain Etchard qui m’ont offert cette rareté. Ayant travaillé avec eux dans le passé pour plusieurs de leurs produits ( darklight-iix, the-beast, energy, synthox et u1250), ils ont pensé a moi …

Les sonorités de cette machine sont également disponibles chez UVI dans leur ensemble logiciel : px-waveframe

Revenons en arrière : cette machine, elle fait partie des très grosses machines mythiques de la fin des années 80, un genre de graal de ce qui se faisait de mieux en termes de synthèse audio à cette période-là. J’avais vu son nom dans des articles, je ne me souviens plus si j’avais vu des photos, mais une certitude : elle restait encore plus mystérieuse que les Fairlight et Synclavier que j’avais déjà croisés à plusieurs occasions, et ce depuis plusieurs années, dans des studios en région parisienne. C’est bien étonnant alors que commercialisé bien plus tard a partir de 1988,

C’est aussi une machine hors de prix, dont le coup d’achat avoisinait les 88 000 $ US, j’ai aussi trouvé une trace d’un prix de 100 000 DM vers 1989.

Sans doute l’une des première version de DAR, la façade est différente.

Et un jour, je l’ai croisée, il y a maintenant un moment, ça doit faire au moins 26 ans, chez Funky Junk par hasard, en allant tester et valider le bon fonctionnement d’un CMI III, celui de Celmar Engel (repeint en violet avec des paillettes… visiblement, c’est sa femme qui voulait ça) qui était en dépôt-vente. C’était à une époque où Funky Junk avaient encore un dépôt-vente en France, vers La Défense, près de Paris.
Elle était en très bon état, et surtout en configuration complète, c’est-à-dire avec le gros boîtier noir (le même que celui que m’a donné UVI), mais aussi un ordinateur PC complet, la documentation (des classeurs et disquettes) et des câbles.

Configuration typique : AudioFrame « DAR » + Moniteur vidéo du PC sous MS Windows + clavier et souris.

AudioFrame

L’AudioFrame, développé à la fin des années 1980 par WaveFrame, s’impose comme une station de travail audio numérique particulièrement avancée pour son époque. Sa conception repose sur une architecture modulaire organisée autour d’un châssis rackable et d’un backplane haute vitesse capable de gérer jusqu’à 64 canaux audio multiplexés. Cette approche permet de construire un système entièrement configurable, en ajoutant des cartes dédiées aux différentes fonctions : conversion audio, traitement DSP, sampling, enregistrement multipiste ou interfaces de synchronisation. L’un des grands atouts de cette architecture est son évolutivité : il est possible d’adapter précisément la machine aux besoins d’un studio, puis de l’étendre progressivement sans remettre en cause l’ensemble du système .

Sur le plan audio, l’AudioFrame combine efficacement les fonctions de sampling et de traitement temps réel. Les modules de sampling offrent chacun jusqu’à 16 voix dynamiques, avec une gestion flexible des ressources et une extension possible via l’ajout de mémoire ou de modules supplémentaires. La polyphonie globale dépend donc directement de la configuration installée, ce qui permet d’atteindre des capacités importantes pour l’époque. Le traitement est assuré par des cartes DSP intégrant plusieurs processeurs spécialisés, capables de réaliser en temps réel le mixage, l’égalisation et les effets, avec un traitement interne en 24 bits garantissant une qualité audio élevée .

L’AudioFrame se distingue également par ses capacités d’enregistrement multipiste sur disque dur. Grâce à ses modules dédiés, il permet d’enregistrer et de lire simultanément plusieurs pistes audio avec un fonctionnement non destructif, des points de montage précis et une gestion souple des prises. Cette approche en fait un véritable magnétophone numérique multipiste évolué, particulièrement adapté aux environnements de production et de post-production. La durée totale d’enregistrement peut atteindre plusieurs heures selon la configuration, ce qui était remarquable à la fin des années 1980.

La chaîne de stockage repose principalement sur des disques durs SCSI intégrés au rack ou connectés via des extensions. Ces disques permettent de stocker de grandes quantités de données audio et d’assurer des transferts rapides vers la mémoire des modules de sampling ou vers les moteurs de lecture multipiste. Les temps de chargement sont ainsi fortement réduits, ce qui améliore considérablement le flux de travail. L’ajout de racks d’extension permet d’augmenter encore la capacité de stockage, confirmant l’orientation du système vers un usage intensif en studio professionnel.

Un autre aspect essentiel de l’AudioFrame est sa capacité de synchronisation et d’intégration dans des environnements complexes. Le système prend en charge les standards professionnels tels que le SMPTE (timecode linéaire), le VITC pour la vidéo, ainsi que les signaux de synchronisation externe (word clock, house sync, etc.). Des entrées et sorties dédiées permettent de verrouiller précisément l’AudioFrame sur des sources externes ou de piloter d’autres équipements. En parallèle, plusieurs interfaces MIDI sont disponibles, avec des entrées et sorties indépendantes, permettant de contrôler des instruments externes ou d’intégrer le système dans une chaîne de production musicale plus large. L’ensemble de ces signaux circule à haute vitesse à l’intérieur du système, ce qui élimine en grande partie les limitations classiques du MIDI en externe .

Enfin, l’AudioFrame se distingue par son niveau d’intégration global. Il ne s’agit pas simplement d’un ensemble de modules indépendants, mais d’une plateforme cohérente où sampling, enregistrement, traitement, synchronisation et gestion des données sont étroitement liés. Cette convergence, associée à une architecture modulaire et à une puissance de traitement importante, fait de l’AudioFrame un précurseur direct des stations de travail audio numériques modernes, tout en conservant une approche matérielle typique des systèmes haut de gamme de la fin des années 1980.

L’AudioFrame est composé d’un gros boîtier noir au format 19″ de 10U (hauteur) et très profond ; voici les dimensions extérieures du boîtier : 48,5 x 44,3 x 64 cm, et il pèse lourd, je dirais plus de 40 kg. Ce gros boitier porte le nom de DAR (Digital Audio Rack).

La façade et son bouton d’allumage, les 3 leds d’activité, et l’un des disque dur ainsi que le lecteur de bande
L’arrière avec les 10 logements qui héberge en fait 12 cartes.
L’arrière d’un AudioFrame.
L’arrière de mon AudioFrame (avant nettoyage).
L’arrière de mon AudioFrame (après nettoyage, oui j’ai inversé les deux blocs sampling).

C’est dans ce boîtier que sont regroupées la totalité des cartes électroniques (elles aussi de grand format, en multicouches : 36 x 28 cm) et trois disques durs (dans la configuration que j’ai : 2 disques de 600 Mo et un de 2,1 Go), ainsi qu’un lecteur/enregistreur de bande magnétique (pour sauvegarder le contenu des disques durs). Tout cela fonctionne en SCSI.

L’intérieur arrière de mon AudioFrame.

On y trouve également de quoi fournir de l’électricité à l’ensemble :

  • une alimentation à découpage pour le 5 V,
  • une alimentation linéaire (gros transformateur, ponts redresseurs et régulateurs de tension) pour les tensions dédiées à l’analogique.

Mais pour fonctionner, il faut aussi qu’il soit associé à un ordinateur de type PC. Vous avez sans doute compris que je n’avais pas ce fameux PC, pas plus que je n’ai les logiciels et les documentations.

Visiblement, c’est la marque ALR (Advanced Logic Research) qui était configurée et livrée par WaveFrame. Cependant, dans mon cas n’ayant pas la machine d’origine, je pense qu’un PC équipé d’un processeur compatible x86 (idéalement un modèle entre le i80386 et le Pentium), configuré avec le système d’exploitation Windows et équipé d’une carte réseau compatible Token Ring, devait être suffisant.

D’après les informations que j’ai récupérées, les logiciels de pilotage tourneraient sous Microsoft Windows 2 jusqu’à 3.11.

Comme la logique de cette très ancienne famille d’OS Windows l’imposait (du 2 et ceux qui ont suivi jusqu’à l’arrivée des versions NT et 95), il y avait de fortes contraintes qui imposaient le découpage en plusieurs programmes. Il est donc très vraisemblable qu’il y ait plusieurs programmes en charge d’une gestion spécifique par spécialité (MIDI, enregistrement sur disque dur, échantillonnage, effets, etc.).

Voici quelques copies d’écran des interfaces de ces programmes :


Module SCP

Studio Control Processor

Ce module de base assure l’ensemble du contrôle MIDI et du timecode. Il lit et génère le LTC (SMPTE), lit le VITC et la synchronisation composite, relie l’ordinateur au Digital Audio Rock (DAR) et, si nécessaire, à plusieurs DAR au niveau numérique. Il permet également la connexion a la télécommande de l’AudioFrame.


Module SAMPLING

Il est possible d’intégrer jusqu’à 3 modules dans un DAR, chacun disposant de 16 voix dynamiques et d’un taux d’échantillonnage constant de 44,1 kHz. Aucun filtre anti-aliasing n’est donc nécessaire. Chaque échantillon offre immédiatement un son parfaitement pur sur 14 octaves, sans aucun bruit numérique. Chaque module d’échantillonnage peut gérer jusqu’à 28 Mo de RAM et prendre en charge jusqu’à 614 400 échantillons.

Ma machine est équipée de deux modules et totalise 60Mo de RAM.

Module DSP


Module DRM-4/8

(Module d’enregistrement sur disque dur)

Le Digitale Audio Rock peut accueillir jusqu’à 4 modules DRM.

Wave From propose ainsi le seul système d’enregistrement sur disque dur au monde permettant actuellement des enregistrements au format 24 bits.

Les limitations habituelles des systèmes d’enregistrement sur disque dur sont totalement éliminées avec l’AudioFrame :

  • durées de fondu enchaîné illimitées
  • nombre de pistes illimité (grâce à la mise en réseau numérique de plusieurs DAR)
  • nombre illimité de points de repère (sélection directe sans rembobinage), vitesse variable à 100 %, etc.
  • Durée maximale actuelle d’enregistrement par piste : 7 heures (!)
  • Répartition libre des temps d’enregistrement en événements mono, stéréo ou multicanaux.

Le fait suivant illustre particulièrement bien les capacités de l’AudioFrame :

le module DRM lit 50 % de pistes en plus lorsqu’il n’y a pas de longs fondus enchaînés. Un DRM-8 est donc un système d’édition et d’enregistrement complet à 8 pistes, mais sans fondus enchaînés, c’est une machine à 12 pistes.


ALR-Computer System

MODULE NUMÉRIQUE-ANALOGIQUE – 5131 DAC

Convertisseur DA, sorties

Il est possible d’enficher autant de modules sipd que souhaité, un calibrage automatique, comme c’est déjà le cas pour les convertisseurs AD, garantissant que tous les canaux ont le même son ! (16 bits, 44,1 kHz, 20 Hz à 20 kHz, 96 dB.) De plus, cette carte comporte 8 sorties numériques qui sont disponibles en parallèle et simultanément avec les sorties analogiques (fréquence d’échantillonnage constante de 44,1 kHz).

Les cartes

Comme le DAR fonctionne avec un BUS, il est possible de configurer la machine pour un usage plus orienté enregistreur ou échantillonneur… En jouant sur le nombre de modules dans le boitier. Il est indiqué qu’il est possible de mettre par exemple 3 modules SAMPLER (ce qui visiblement implique aussi autant de module MEMORY ce qui représente donc 6 modules au totale), mais il est aussi possible de mettre 4 modules DRM.

J’ai trouvé des variantes dans les modules : en effet 2 versions du module ADC, et 3 versions du module MEMORY.

5101 ADC – 2 audio input au format XLR

5101 ADC

5102 ADC – 8 audio input au format XLR, commutateur (ENABLE/DISABLE)

5102 ADC

5203 UDI-4

5203 UDI-4

5131 DAC – 8 audio output au format XLR, digital out au format DB9 femelle, commutateur DITHER (ON/OFF))

5131 DAC

5501 SCP

5501 SCP
5501 SCP

5601 DRM – RS-422 au format DB9 mâle, SCSI A et SCSI B au format DB25 mâle, DSP A au format DB9 femelle, DSP B au format DB9 mâle

5601 DRM
5801 DRM

5711 MEMORY – Ouverture SCSI 1 et 2 au format DB25 mâle

5711 MEMORY

5712 MEMORY – Ouverture SCSI 1 et 2 mais sans connecteur

Le module est composé de deux cartes superposées et attaché a une façade commune, et en plus il est relié au module SAMPLER par deux câbles nappes.

5713 MEMORY
Les 224 RAM KM41C1000 (1Mx1bit) ce qui représente un total de 28Mo
CPU i80186, RAM : 32xMT1259 = 1Mo, ROM : 2x27C64=16Ko, WD33C93, D71071, Z8530APC

5713 MEMORY

5713 MEMORY

5801 DSP – IN au format DB25 male, OUT au format DB25 femelle

5801 DSP

5901 SAMPLER

Le module est relié au module MEMORY par deux câbles nappes.

5901 SAMPLER
CPU i80186, RAM : 64xMT1259 = 2Mo, 2 barrettes : 512Ko, ROM : 2×2732=16Ko, Z8530AB1

Les sources sur le web

Pendant des années, j’ai fouillé le web à la recherche d’informations, de documents, de médias sur cette machine mythique… Je me suis toujours méfié des commentaires et avis des personnes qui se sont auto-étiquetées spécialistes, et cela est valable pour ce que j’ai pu lire dans les revues et sur le web. Je n’évoque même pas le niveau de confiance que l’on peut accorder aux forums et divers sites édités sur le net, qui s’approchent beaucoup trop souvent du niveau de compétence des discussions du café du commerce à une heure de pointe, au petit matin…

De plus, je retombais toujours et sans fin sur les mêmes informations, plus ou moins déformées, et quelques rares sites, et rien de plus… C’est toujours pénible, voir très frustrant de ne rien trouver en fouillant dans les profondeurs du web, où l’on cherche dans le moindre petit filon, qui ne mène souvent nulle part : c’est là qu’on observe les vraies limites de la numérisation, car n’est disponible que ce qui a été numérisé !

J’ai toujours été acharné dans mes démarche pour obtenir des informations, j’ai ce besoin d’assouvir mes connaissances sur un sujet ou un domaine. J’ai ce trait de caractère depuis ma lointaine enfance, c’est assez pénible pour l’entourage, car ça vire assez souvent à l’obsession. Et souvent, si je pense avoir récupéré ce qu’il était possible d’extraire au maximum de ce qui était disponible à ce moment-là, je range tout cela dans un coin de mon cerveau, puis je passe à autre chose, un autre objectif, cible…

Une source naturelle d’information aurait été le site de la marque WaveFrame, mais malheureusement,

Heureusement grâce a webarchive, il est possible de remonter le temps, mais ici ce n’est pas suffisant… Dommage :

https://web.archive.org/web/20260000000000*/http://www.waveframe.com

J’ai aussi trouvé quelques traces d’avis et de retour d’experience d’utilisateurs :

En Anglais :

https://gearspace.com/board/showpost.php?p=12470801&postcount=51 (27 février 2017)

My submission is the 1987-era Boulder Colorado-based WaveFrame AudioFrame.
I received maintenance training on the AudioFrame 1000 sometime around 1990. I had several clients in Dallas using them including Charlie Pride’s studio and Real to Reel which did a lot of radio production on them. Many of the Motel 6 « We’ll leave the light on for you » spots with Tom Bodett were done on the WaveFrame.
The LAN adapter used a black box interface to an IBM Token Ring network. Drive interfaces were SCSI and the original ones if I remember correctly ran the user interface on Windows 2. The DSP was Motorola 56K.

Un projet de restauration d’un modèle plus moderne : le WaveFrame 401.

Bringing an iconic DAW back to life – The Waveframe 401

En Allemand :

https://www.sequencer.de/synthesizer/threads/waveframe-1000-audioframe-1000-system-noch-brauchbar.115602/ (6 juillet 2016)

Les exemples sonores

Et a travers toutes ces publications, j’ai compilé une liste des utilisateurs nommés et de leurs productions : Michael Cretu (ENIGMA, album MCMXC a. D. – 1990), Peter Gabriel (Passion – 1989)

Tous les documents disponibles, qu’ils proviennent de la documentation technique de la machine, d’articles de presse ou de sources en ligne

Merci aux gentils contributeurs (Sean Weitzmann, Pascal Nicot, Franck Vaissieres, David Morley) qui m’ont transmis une partie des documents que je partage ici. Si vous aussi vous possédez des informations sur ces machines, n’hésitez pas à me contacter via la page dédiée.

J’ai trouvé deux fascicule publicitaire, un en anglais et l’autre en allemand. Ils ne sont pas parfait, il semble manquer des pages et la totalité de la surface des documents na pas été numérisé.

Les documents en Anglais

Un article dans Keybard Magazin US :

Un article dans Sound and Sounds :

Une annonce dans Electronic Musician de janvier 1988

Il y a aussi un dossier détaillé, publié dans Music Technology et réparti sur quatre numéros, de septembre à décembre 1988.

Les documents en Français


J’ai réalisé un inventaire de la machine :

12 cartes de grandes dimensions ()

6 CPU Intel 80186 [Intel et Siemens] (je connais bien cette famille x86, j’ai même écrit un bouquin sur leur assembleur https://www.amazon.fr/Assembleur-x86…/dp/2744015644…) , 6 DSP Motorola XSP56001, 8 Mo de RAM pour les CPU, 128 Ko de ROM pour les CPU, 56 Mo de RAM pour les cartes de sampling, 4x ADC 16 bits 50 kHz stéréo (facile à passer en 8x), 4x DAC 16 bits 50 kHz stéréo, des tonnes d’entrées/sorties numériques et série, et 4 contrôleurs SCSI… Le tout réparti sur 12 cartes géantes au format 28×36 cm.

La RAM pour l’audio représente 28 Mega mots de 16 bits. Avec un échantillonnage à 50 kHz, cela représente un temps d’échantillonnage de 560 secondes (soit environ 9,33 minutes) en stéréo.

Si on applique ce raisonnement avec les trois disque SCSI un de 2,1Go et deux de 600 Mo chacun : En stéréo simple : 2 heures et 24 minutes d’enregistrement possible. En multi-piste (8 pistes stéréo) : 17 minutes d’enregistrement possible. Et en RAM 2,45 minutes.

J’ai oublié de préciser que c’est l’ancienne machine de Ian Robertson Underwood : https://www.imdb.com/fr/name/nm0881005/#AudioFrame#WaveFrame

L’AudioFrame WaveFrame semble avoir trouvé sa place principalement dans le monde du cinéma et de la post-production, bien plus que dans celui de la musique grand public. Parmi les rares exceptions notables dans la musique, on retrouve :

– Peter Gabriel, qui l’a utilisé sur Passion (la bande originale de La Dernière Tentation du Christ, 1989) et sur Us (1992), l’un de ses albums studio.

– Michael Cretu (Enigma), qui en a fait un élément clé de son album emblématique MCMXC a.D. (1990), notamment pour ses textures sonores éthérées et ses chœurs transformés.

– Stevie Wonder, qui l’a exploité pour des projets en post-production et en création sonore entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990.

Pourquoi une telle prédominance dans le cinéma ?

L’AudioFrame était particulièrement apprécié dans les studios de post-production (effets sonores, design sonore pour le cinéma et la télévision). Sa capacité à gérer des échantillons longs et de haute qualité (16 bits); une rareté à l’époque, en faisait un outil idéal pour créer des atmosphères sonores complexes et des paysages audio détaillés, bien avant que ces fonctionnalités ne deviennent accessibles aux samplers grand public.

Rodolphe Franchement… Ce n’est que le deuxième que je rencontre (le premier, c’était il y a au moins 20 ans chez Funky Junk à La Défense), et clairement, c’est vraiment une rareté (pire que les Fairlight et Ned ou Technos) : quasi aucun document sur le net (il reste quelques trucs sur l’ancien site du constructeur via Web Archive).

Mais là, pour l’instant, j’ai trop de trucs à terminer : je traîne un retard sidéral, voire sidérant, dans mon atelier. Donc, il faudra attendre. Pour l’instant, je n’ai pas d’avis à donner, si ce n’est que ça pèse un âne mort, voire beaucoup plus 🙂

Cet instrument a été conçu pour rivaliser avec le Synclavier, le Fairlight série III et le MFX. En 1988, un système à 48 voix coûtait 88 000 $. La qualité sonore est exceptionnelle et l’édition des échantillons est facilitée par une interface graphique très intuitive qui fonctionne sur un PC Windows pour contrôler le système. La qualité sonore surpasse largement celle de mes échantillonneurs Akai et E-mu. Il dispose d’une réverbération au son vraiment fantastique. Avec la carte DSP et les options d’enregistreur HD, l’Audioframe est un studio autonome dans un boîtier, offrant des fonctions d’échantillonnage, d’effets, de séquençage MIDI, de mixage avec égaliseur, d’automatisation du mixage et d’enregistrement sur disque dur 24 bits. L’Audioframe a été utilisé pour les bruitages et l’ADR dans l’industrie cinématographique jusque dans les années 90. Peter Gabriel mentionne l’Audioframe dans le générique de « US » et son utilisation musicale la plus célèbre est probablement sur l’album MCMXC d’Enigma.

Waveframe est toujours en activité et continue de fabriquer des stations de travail audio numériques (DAW), mais comme Fairlight, ils ne fabriquent plus de samplers.

Commentaires sur les sons :

C’est un échantillonneur : si l’on entre des données de mauvaise qualité, on obtient des résultats de mauvaise qualité. Il est livré avec une bibliothèque de sons assez importante créée par Prosonus, comprenant de nombreux excellents sons acoustiques.

Outils et métrologie

On me demande souvent quels outils j’utilise pour diagnostiquer et dépanner les machines. Quels sont les équipements qui me permettent d’identifier les pannes, puis d’intervenir efficacement ? Voici une présentation de quelques-uns de mes matériels, chacun ayant une fonction bien spécifique. Je vais en lister une partie, en dire quelques mots et indiquer la période à laquelle je les ai utilisés.

Ici, je teste une alimentation de Fairlight CMI (modèles I, II et IIx). À gauche, sous le bloc de radiateur (posé dessus), se trouve l’alimentation de puissance. Au centre, un multimètre affiche la tension de sortie de l’alimentation ici 4,85 V. À droite, un testeur de charge est réglé sur 5 V ; je fais ensuite varier la charge pour observer le comportement de l’alimentation sous contrainte.

LES PROGRAMMEURS

DATA I/O 29B, LogicPak + 303A-002, UniPak 2B (période actuelle)

Mes premiers programmeurs universels, je les possède depuis longtemps. Ce sont aujourd’hui des machines mythiques, devenues très recherchées et hors de prix sur le marché de l’occasion.
Elles permettent de lire et de programmer un très grand nombre de composants de la période 1975–1990, dont certains ne sont plus pris en charge par les machines modernes, notamment ceux utilisés dans du matériel « vintage » aux tensions exotiques.

Voici un site incontournable à propos du modèle Data I/O 29B, à consulter ici.
Et également la très belle compilation d’informations de Marc Verdiel (CuriousMarc), disponible ici.

Il y a quelques années Mike DiBattista a développé un nouveau logiciel moderne et appelè « PL2260Plus » il tourne sous Windows fini de devoir sortir un vieux PC pour travailler avec les DATA I/O. Il est téléchargeable ici, mais il faut créer un compte pour accéder au groupe DATA I/O.

L’un de mes exemplaires provient d’un lot d’équipements électroniques acheté en Suisse, et l’autre m’a été offert par Matthieu Benoit.


MicroPross ROM 5000B + MU 40B (période actuelle)

Assurément le plus performant programmeur de composants que je possède. Dans la gamme de ce que je rencontre comme composants dans les machines que j’ai dans mon atelier, pour l’instant, je n’ai pas trouvé de composants non supportés. Vous pouvez consulter une partie des explications sur sa restauration ici et il y a des trucs ici aussi (pour le 3000 qui est la version sans clavier et sans écran du 5000). Un grand merci a mon amis Cyril pour ce beau cadeau !


Stag PP39 et module 39M100 (période années 1990)

Le PP39 peut être utilisé en mode ‘LOCAL’ ou il peut être connecté à un ordinateur via le port d’interface série RS232C permettant le fonctionnement en mode ‘REMOTE’ de la machine via le logiciel dédié StagView 1.7.2.

Le module 39M100 supporte les EPROMS et EEPROM de 24 et 28 contacts.

Pour en savoir plus sur ce programmeur reportez-vous au site de Matthieu Benoit qui est une de référence ! Je l’ai revendu a partir du moment ou j’ai eu le Galep III.


AVAL PKW-3000 EP-ROM PROGRAMMER (période années 1990)

Le PKW-3000 peut fonctionner de manière autonome ou être piloté via une interface série avec un terminal. Je vous recommande d’ailleurs de consulter la page dédiée à cette machine sur le site de Matthieu Benoit.

C’est un programmeur ancien et relativement basique, capable de gérer les EPROM suivantes : 48016, 2716, 2732A, 2532, 2732, 2564, 2764.
J’en ai eu deux que j’avais récupérés dans un lot contenant également un DATA I/O 29B, puis rapidement revendus. Mais en 2024, on m’en a donné un autre (Merci Frédérique), c’est celui visible sur la photo.


CONITEC GALEP III (période années 2000)

Ce programmeur est capable de programmer en plus des EPROM et EEPROM des composants genre µCPU. J’ai également bricolé des adaptateurs pour relire de vieux composants.

Sur le site du constructeur vous trouverez des informations et le lien pour télécharger le logiciel Galep32 qui lui est spécifique. Et une fois de plus, il y à beaucoup d’informations sur le site de Matthieu Benoit


Programmeur Chinois (période actuelle)

Le TL866A

Ce programmeur qui fait aussi office de testeur, le MiniPro TL866A est un outil ultra démocratique. Il s’utilise a travers un logiciel sous Windows. Vous trouverez des informations en français sur le site de cet importateur.

Le Xgecu T76

Un programmeur qui lui aussi est capable de tester certains composants, mais il est un peu plus onéreux. Beaucoup plus rapide car équipé d’un port USB 3.0 de type C. Il est capable de prendre en charge des composants plus modernes et surtout plus gros avec son connecteur ZIF de 48 contacts, et il existe une multitude d’adaptateurs pour composants CMS, BGA, etc. Plus d’informations ici.


Retro Chip Tester Professional (RCT) (période actuelle)

Il s’agit d’un testeur et également d’un programmateur, conçu par un amateur éclairé, passionné par les vieux ordinateurs, il possède d’ailleurs une belle collection de machines.
Comme vous pouvez le voir sur la photo, c’est un outil très complet, accompagné de nombreux adaptateurs.

Attention : il faut le monter soi-même, mais il existe des revendeur sous licence qui proposent l’ensemble monté.

Des modules complémentaires ainsi que des mises à jour du logiciel interne du testeur sont régulièrement proposés. C’est une machine en constante évolution, portée par une communauté d’utilisateurs très active !

Pour en savoir plus allez sur le site du concepteur Stephan Slabihoud (d’après ce que je sais après plusieurs mauvais retour… il refuserait maintenant de vendre aux Français).


Divers programmeurs

Je possède aussi quelques programmeurs spécifiques de marque (Microchip, Atmel, Xilinx, Altera, Parallax, TerasIC, ESP32, etc) qui ont souvent des capacité ISP / Debug, il n’y a pas tous les outils sur la photo.

Les testeurs logiques

Voici quelques testeurs logique. Je ne possède pas de testeurs linéaire (pour les composants analogiques), car ils coutent une petite fortune et en fait il est souvent plus facile de passer par un oscilloscope. Ces outils permettent de grandement simplifier le diagnostique des machines en pannes, et ou le débogage de ce qui est en développement.

Mais j’ai quand même, depuis peu, quelques testeurs d’amplificateurs opérationnels pour AOP simples, doubles et quadruples aux formats DIP et SIL.

Les Multimètres

Ils sont les outils de base… Sur la photo, de gauche a droite du plus sophistiqué qui est également le plus grand au plus petit.

Les testeurs de transistor et divers…

Ce DY294 est le seul véritablement dédié aux tests de transistors, en particulier ceux de puissance. J’ai d’autres testeurs (intégrés dans des multimètres), ainsi que des modules à connecter à un oscilloscope, qui me permettent de tracer les courbes de réponse.

Les Oscilloscopes

J’utilise des oscilloscopes depuis très longtemps, allant des modèles analogiques à tubes ou à transistors, jusqu’aux versions logiques en CMOS ou TTL avec affichage LCD, y compris des modèles portables. Les plus récents sont entièrement numériques, ou bien se présentent sous forme d’interfaces reliées à un ordinateur, qui assure l’affichage graphique. Tous ne figurent pas sur la photo d’illustration.

Kit Flash pour Fairlight CMI

Le FLASH KIT est la solution pour s’affranchir des lecteurs 8″ d’origine !

 

KIT Flash pour Fairlight C.M.I.
Mon CMI

Pourquoi remplacer un des lecteurs 8″ de votre Fairlight Computer Musical Instrument par cet émulateur de lecteur de disquettes ?

Il y a trois raisons :
– il est devenu très difficile d’acheter ou de trouver des disquettes vierges 8″ fonctionnelles.
– les lecteurs de disquettes sont souvent défectueux ou encrassés et il est encore plus difficile de trouver une disquette de nettoyage ou d’alignement. Et je ne parle même pas d’un nouveau lecteur de disquette fonctionnel.
– les disquettes d’origine, qui ont souvent plus de 30 ans, sont trop souvent illisibles car usées, détériorées (rayure, moisissure) ou corrompues (magnétisme).

Le FLASH KIT pour Fairlight C.M.I. élimine tous ces problèmes, et il ajoute de nouvelles fonctionnalités !

En effet, avec ce kit, vous pourrez :
– sauver vos sons sur votre ordinateur (Mac, PC),
– échanger facilement vos sons et compositions via internet,
– accéder à plusieurs centaines de disquettes virtuelles sans avoir à vous déplacer avec l’équivalent de ce qui représenterait de nombreuses, lourdes et volumineuses disquettes 8″,
– et il n’y aura plus de problème de fiabilité de disquettes qui plantent au moment crucial.

Le Flash Kit est constitué de cinq éléments :
– un manuel d’installation (voir a la fin de cette page pour le télécharger) en Français et Anglais,
– une façade avec des équerres à insérer dans le logement libéré par le lecteur remplacé. A l’arrière de cette façade, il y a deux PCB, trois boutons (2x noires, 1x rouge) et trois LED (verte, orange et rouge), un commutateur pour sélectionner la configuration du lecteur de disquettes virtuel et un potentiomètre pour le réglage du contraste de l’écran LCD.
– une nappe de 50 conducteurs avec 4 connecteurs. Elle remplace la nappe d’origine des lecteurs de disquettes 8″ et ajoute un adaptateur constitué d’une carte et d’une nappe de 34 conducteurs en nappe, pour relier la nappe de 50 conducteurs au lecteur virtuel,
– une carte mémoire SD Flash de 8Go, pré-installée avec le nécessaire pour faire fonctionner les Fairlight CMI I, II et IIx, ainsi que les banques d’origines et quelques autres collectées au cours du temps (plus de 256 images disque).

 

Les éléments du Kit
Ancien Kit (2013)

 

Les éléments du Kit
Kit actuel (2014-…)

Depuis combien de temps ce kit est-il disponible ?

Le Flash-Kit est commercialisé depuis 2013, et un grand nombre de CMI I, II, IIx et CMI III en sont équipés … J’assure une maintenant et évolution de ces kits et des CMI en fonction des besoins des utilisateurs.

Comment fonctionne le lecteur virtuel ?

Le lecteur Flash se comporte comme un lecteur 8″ ! Lorsque vous démarrez et en fonction du réglage des commutateurs le C.M.I., il ne se passera rien tant que vous n’aurez pas sélectionné une image disque de démarrage !

Il est possible de choisir plusieurs modes de fonctionnement entre le lecteur 8″ restant, qui par défaut est configuré en lecteur 0 (lecteur de démarrage) et le lecteur flash, qui est livré configuré en lecteur 1 (lecteur de données).

Le lecteur Flash est capable d’émuler deux lecteurs virtuels ! Le A et le B ! Le trou dans la façade permet d’insérer une carte SD.

Le fonctionnement du lecteur Flash est très simple. Étant basé sur le lecteur HxC, il fonctionne comme lui ! Il y a trois boutons : gauche, validation et droite. Il y a aussi trois LED : verte, orange et rouge. Elles permettent de connaître l’état du lecteur Flash. Le voyant vert est le témoin d’alimentation. La LED orange est le voyant témoin d’accès disquette par le contrôleur. La LED rouge est le témoin des accès à la carte Flash SD.
Il y a aussi un témoin sonore. Il y a des « bips » lors des déplacements de la tête virtuelle et aussi lors des déplacements dans les fichiers ou les choix dans les menus.
Les cartes flash compatibles sont de type SDHC jusqu’à une capacité de 32GB et elles doivent êtres formatées en FAT32. Attention, je déconseille l’utilisation d’un Macintosh sous OX/X, ou d’une machine sous Linux car OS/X et Linux crées des fichiers cachés (.*) qui peuvent altérer le bon fonctionnement du lecteur Flash.

Les boutons de gauche et de droite, en noir, permettent de faire défiler les choix, le bouton validation au centre, en rouge, permet de confirmer le choix sélectionné ! Pour passer en mode configuration, il faut appuyer quelques secondes sur le bouton validation. Immédiatement un menu spécifique apparaîtra à l’écran LCD.

Le contraste de l’affichage est réglable à l’aide du bouton rotatif sur la droite de la façade.

Vous obtiendrez plus de détails sur l’installation du kit en lisant la documentation.

La documentation :

La dernière mise à jour de la documentation d’installation est dans ce fichier : FLASH-KIT FR R1a. La version anglaise est disponible ici : FLASH-KIT UK R1a

Importer des fichiers WAVE dans un Fairlight C.M.I. I, II, IIx et III

 Grâce au Stockage sur carte FLash il est possible de transférer des fichiers wave entre les Fairlight CMI et les ordinateurs.

Cette petite note explicative est valable pour les utilisateurs de Mac et de PC : CMI Flash-Kit tips and tricks (2015)

Mais, le plus simple pour vous faire une idée est peut-être de visualiser les quelques vidéos de démonstrations suivantes :

Quelques vidéos de clients du Flash-kit :

Some pictures

Le 1er grand lot

 

La version actuelle

 

Un Fairlight CMI IIx équipé du Flash-Kit

Commander le Kit

Vous pouvez commander le kit (via paypal ou par virement bancaire. Je peux également me charger de l’installer dans votre C.M.I., prendre contact avec moi pour en savoir plus). Merci de préciser dans le message paypal le format de la façade que vous désirez, pleine largeur ou en demi-largeur spécifique au CMI III.

Le prix total du kit Flash est de 500 euros, sélectionnez le modèle et validez.

Fairlight CMI Kit
Fairlight CMI Kit
Kit Flash pour Fairlight CMI I, II, IIx à gauche ou pour CMI III à droite
€500.00
Size :

Il y a un délais maximum d’un mois entre la commande et la livraison. Les kits sont fabriqués a la demande.

Le prix comprend la livraison vers tous les pays (avec assurance de 500 euros, numéro de suivi, preuve d’expédition, distribution du colis contre signature).

Pour plus d’information sur le transporteur www.colissimo.fr

SDIY mais qu’est-ce ?

Le SDIY est une pratique qui consiste à créer des synthétiseurs de façon artisanale. En effet SDIY est l’acronyme de « Synthesizer Do It Your self » ce que l’on peut traduire en Français par « fabriquez vous même votre synthétiseur » !

Depuis plusieurs années, j’ai fait quelques montages plus ou moins heureux dans le domaine des synthétiseurs numériques…

Mem 32 beta aMon 1er prototype de carte d’extension mémoire de 32 Mo pour Fairlight CMI III et MFX

Mem 32 beta bMon 2eme prototype (version CMS) de carte d’extension mémoire de 32 Mo pour Fairlight CMI III et MFX

ExtOdy CTRLL’interface utilisateur de l’ExtOdy pour Fairlight CMI I, II et IIx

ExtOdy HDL’interface disque dur de l’ExtOdy pour Fairlight CMI I, II et IIx

Là je passe à la vitesse supérieure !

Je termine de fabriquer mes propres insoleuse à ultra violet et machine à révéler / rincer / graver.

Pourquoi faire ces machines moi-même ?

Bonne question… En effet ce n’est pas forcément rentable en fonction des besoins, mais pour moi il n’y pas d’autre alternatives possibles ! Dans mes montages, il y aura des cartes de grandes dimensions (200 x 200 et 114 x 203 mm en double faces) !

Je me suis lancé dans la fabrication de deux machines assez complètes; avec des capacités d’accueil plus grande que ce que permettent les machines standards (souvent limitée à des plaques de dimensions maximales de 160 x 250 mm).

L’insoleuse doit être double face, pour gagner du temps et simplifier les manipulations… Le prix d’une insoleuse double face est relativement élevé.

Ma graveuse accepte des plaques d’un maximum de 240 x 270 mm en double face, le traitement s’y fait verticalement. Elle possède trois bains : révélateur, rinçage, gravure ! Pour chacun des bains, il y a un brassage du liquide via des bulleuses et un petit compresseur à air, et les bains de révélateur et de gravure sont équipés de chauffage thermostatés (étanches) pour bassin.

Ma graveuse

Pour vous donner une idée des prix, j’ai trouvé chez le leader européen C.I.F. une machine équivalente à celle que je construis; son descriptif est disponible ici, c’est une machine que l’on trouve à la vente en fonction de la taille des bacs entre ~700 et ~1200 euros !
Pour comparaison… Ma graveuse m’aura couté ~70 euros en tout.

CIF
La belle graveuse de C.I.F.

J’ai également trouvé chez C.I.F. une insoleuse qui est très proche de celle que je fabrique. Même si je n’ai pas prévu de faire le vide pour l’instant… Mais, peut être ajouterais-je cette « option » si le besoin s’en fait sentir !

CIF
L’insoleuse de C.I.F.

Ha… La fiabilité de mon Fairlight CMI IIx

Je suis l’heureux possesseur (en période de réparation : esclave) d’un Fairlight CMI IIx depuis 1991, ça fait 16 ans maintenant… Presque de vieux amis 😉

JB et son CMI IIx

En 16 ans, j’ai déjà profité de quelques pannes, dont deux grosses (Plus de boot, carte QFC9 et CMI28 HS, coulure d’acide de la pile de sauvegarde du « temps » sur la Q133)… Rien de mieux pour améliorer sa connaissance technique d’une machine.

Mon CMI pendant sa dernière réparation en 2002 :

Le CMI IIx pendant sa dernière réparation en 2002

Hier soir (je veux dire cette nuit), j’ai encore eu une panne 🙁 ROGNTUDJUU!! de Fairlight. (En fait, ce genre de panne se retrouve également avec les Synclavier, Emulator et autres vieilleries…). Ainsi, cette nuit vers 1h, j’ai eu le droit à quelques problèmes de « parity error » sur de la RAM après le « boot »… Donc plantage en plein démarrage 🙁 je n’aime pas ça, ça me rappelle de mauvais souvenirs !

Juste après la dernière réparation en 2002 (1er redémarrage sans les cartes audio) :

Le CMI IIx après sa dernière réparation en 2002

Quelques re-démarrages après, ça empire 🙁 Il perd le + 12V et le -12V, plus de vidéo, et pour finir plus d’alimentation… Là c’est facile à remarquer, il n’y a plus le doux bruit des 6 ventilateurs et des deux gros lecteurs 8″. Ca calme, quand on a l’expérience de réparation de ce genre de monstre à base de « TTL »… et qu’on aime refaire le monde 😉

Le diagnostique de cette nuit :

Mon CMI et son problème de filtre EMI

Bon, il est déjà 1 h (tôt ou tard ça dépend du point de vue…) et ça me casse les pieds. Normalement, le lendemain, c’est à dire aujourd’hui, j’ai pris rendez vous pour acheter du câblage multi-paire spécialement pour lui (le CMI).

J’ai également ressoudé des « LightPen » pour d’autres utilisateurs de CMI :

Les lightpen des CMI

    Donc, c’est parti en avant pour un diagnostique rapide (il n’y a pas d’odeurs de brulé) :

  • je vérifie les fusibles : RIEN de non conforme, ils sont tous OK !
  • je démonte l’arrière, et sort le multimètre : Le 220 V arrive et passe l’interrupteur à clef, mais pas le filtre 🙁 Ha Ha Ha, j’ai déjà eu des problèmes avec un filtre du même genre sur un de mes DATA I/O 29B cette année voir ici. Bon, c’est plutôt curieux, c’est pourtant relativement robuste ces systèmes anti-parasitage.
  • je regarde plus loin si il n’y aurait pas d’autres curiosités : RIEN.
  • je décide de chinter le filtre… Bon diagnostic : le CMI démarre immédiatement sans aucun problème !

Donc, c’est ce filtre EMI de CORCOM (sûrement produit la 40eme semaine de 1978, pas jeune) qui semble être en cause.

CORCOM EMI Filter 5R3 5A

Je regarde sur le net où trouver le même boîtier pour le changer, évidement c’est de l’ordre de l’obsolète… Donc introuvable, je sens qu’il va falloir en refaire un à l’ancienne 😉

Bon; il est 2h30, je vais me coucher, on verra le reste plus tard ce matin 😉 Réveil à 8h merci les enfants… Ils sont toujours affamés 😉 C’est pas plus grave que les autres jours 🙂

Je soude une solution temporaire, et referme le boitier. J’ai intercalé entre le Fairlight et le 220V une multi prise avec un filtre EMI/RFI. Fin de l’intervention pour l’instant, jusqu’à ce que je trouve un filtre de remplacement, comme ici !

Du coup, j’en cherche un compatible (merci et à votre bon cœur), c’est à dire : 115/250V, 50-400Hz, 5A. La référence importe peu (5R3-5A a l’origine, mais j’ai trouvé compatible : 5K1-5A, il y en a sûrement d’autre)…

Ressusciter un vieux programmeur universel

Il y a plusieurs mois, j’ai acheté en Suisse via Ebay un ensemble de 4 programmeurs de composants. Pourquoi acheter de pareilles vieilleries? Et bien tous simplement, dans le but de sauver/copier/modifier le contenu d’un certains nombre de PROM bi-polaire (entre autre) de vieux synthétiseurs musicaux évidement : Fairlight, Synclavier, etc…

voila la bête :
DATA I/O 29B + UniPack 2B

Ces composants (les PROM bi-polaire) sont maintenant parfaitement obsolète (~1979), car dépassés en vitesse (45ns), en contenance(32×8 bits, 256×4 bits, etc), en méthode de programmation(0v, 5v, 20.5v, 2.4v-4.0v, en 0.18ms par bit) mais maleureusement pas si facilement remplacable physiquement !

Ceux qui m’intéressent sont les :

    32×8 bits :

  • HARRIS 7603
    256×4 bits :

  • HARRIS 7611
  • FAIRCHILD 93427
  • MMI 63S141

J’achète ces composants si vous en avez de disponible a la vente !

Pour se faire, après une rapide petite étude des machines a prix raisonnable disponible sur le marché… J’avais sélectionné le programmeur DATA I/O 29B Mainframe et son module UniPak 2B qui est normalement capable de gérer ces composants !

Depuis, j’ai essayé de programmer des PROM bi-polaire avec lui et la (pour l’instant) pas de bonne réactions ! Je ne réussi pas programmer ces foutus composants, j’ai essayé avec des HARRIS 7611 et des TESLA 74S287 (normalement compatible avec les National 74S287).

J’ai pensé a un moment que c’était l’électronique du 29B ou de l’UniPack 2B qui était en cause, donc, j’ai procédé au test de calibration de l’ensemble, mais la aussi, rien d’anormal !
29B calibration

Entre temps, j’avais contacté Matthieu Benoit qui a un excellent site web sur les programmeurs de composants, auparavant, j’avais déjà échangé avec lui quelques mail a propos d’un Stag PP39, vendu depuis ! Donc, a propos du 29B, Il m’a donné quelques information sur la bête… et a ma grande surprise ma donné son 29b, car, il faisait du « ménage » dans sa cave 😉 Merci encore !

Il y a deux jours, le mainframe 29B qu’il m’a donné a fait de la fumée et des mauvaises odeurs :(. J’ai tout coupé en urgence… mais en fait, le 29B était déjà éteint ! Ca n’a pas empêcher le filtre anti parasite de commencer a fondre, et a un fusible de brûler ! Trés curieux car cette machine a bien fonctionné sans problémes plusieurs fois !

Une petite image pour le fun :
Aie, 29B brule...

C’est la première fois que cela m’arrive… un truc a mettre le feu à la maison ! Ca calme ! Du coup, j’ai entièrement démonté le mainframe…
29B en piece